L’importance de protéger les créateurs africains, de garantir leur rémunération thématique d’un échange

Kinshasa, 14 septembre 2026 (ACP).- L’importance  de protéger les créateurs africains et de garantir une rémunération équitable de leurs œuvres a été relevé lundi à Kinshasa en République démocratique du Congo,  par les opérateurs culturels, à l’occasion de la Journée Africaine du Droit d’Auteur et de la gestion collective.

«Cette table de palabre aujourd’hui ensemble ici doit nous permettre de nous écouter, de nommer les difficultés et de dégager des idées constructives, des idées concrètes. La protection des œuvres exige des lois appliquées, des institutions responsables et des créateurs pleinement conscients de leurs droits», a déclaré Balufu Bakupa Kanyinda Directeur général du centre culturel et artistique pour les pays d’Afrique centrale

 «Nous sommes aujourd’hui le 14 septembre, nous sommes ici, comme nous l’indique la notice de l’UNESCO, pour célébrer chaque année à cette date la Journée Africaine du Droit d’Auteur et de la gestion collective. C’est un moment continental de sensibilisation et de mobilisation consacré à la protection des créateurs et au développement des

Industries culturelles en Afrique et particulièrement dans notre pays», a-t-il ajouté

Le directeur général du CCAPAC, a dans son allocution, souligné que le droit d’auteur constitue un droit lié à la dignité, au travail et à la contribution des artistes à la société, et non une faveur accordée aux créateurs.

 «Le droit d’auteur n’est pas une faveur accordée à un artiste, nullement. Il est la reconnaissance de son travail, de sa dignité et de sa contribution à la société.  Une œuvre nourrit l’imaginaire collectif, dans nos maisons, dans nos écoles, dans nos transports en commun, on attend ce que les artistes ont produit», a renchéri Monsieur Balufu

Il a également dénoncé les difficultés liées à la gestion collective des droits en RDC, notamment la non-reconnaissance de la société congolaise par la CISAC, qui affecte la circulation des revenus issus des droits d’auteur.

Cette table de palabre aujourd’hui ensemble ici doit nous permettre de nous écouter, de nommer les difficultés et de dégager des idées constructives, des idées concrètes. La protection des œuvres exige des lois appliquées, des institutions responsables et des créateurs pleinement conscients de leurs droits.

Plaidoyer sur pour la gestion collective

Par ailleurs, le responsable du centre culturel et artistique pour les pays d’Afrique centrale a plaidé pour une gestion collective juste, transparente et responsable, ainsi qu’une meilleure connaissance des textes par les artistes eux-mêmes.  «On échangera, des idées, mais notre plus gros défaut, c’est la connaissance des textes, c’est la compréhension de ce qu’il y a derrière l’écriture, et surtout la méconnaissance de l’histoire du droit d’auteur et parfois même la simple méconnaissance du métier que nous

faisons. Mais c’est là, je pense, que cette communauté peut réfléchir», a indiqué le directeur général du centre culturel et artistique pour les pays d’Afrique centre  «La gestion collective doit être juste et transparente. Elle a des règles, et ces règles concernent l’autorité de l’État qui doit s’en sortir. Elle doit garantir à chaque créateur la reconnaissance et la rémunération qui lui reviennent», a-t-il plaidé

Tout en appelant les écrivains, musiciens, cinéastes, comédiens, plasticiens et autres créateurs à former une communauté forte, solidaire et vigilante pour défendre leurs droits.

«Nous devons donc construire une communauté du droit d’auteur forte, solidaire et vigilante, réunissant les écrivains, les musiciens, les cinéastes, les comédiens, les plasticiens et tous les créateurs et par extension les créatifs», Balufu Bakupa Kanyinda

Lancée le 14 septembre 2018 par plus de 20 sociétés membres de la Confédération Internationale des Sociétés d’Auteurs et Compositeurs (CISAC), la Journée africaine du Droit d’auteur et de la Gestion Collective, à pour objectif de sensibiliser le public et les créateurs sur l’importance de la protection littéraire et artistique. ACP/ NM

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