L’inhumation du guitariste congolais  Bovick Shamar  prévue samedi en France

Kinshasa, 23 janvier 2024 (ACP), – L’inhumation du guitariste et auteur compositeur, Bovick Shamar, de la République démocratique du Congo, décédé le 16 janvier de l’année en cours à Mulhouse en France à l’âge de 75 ans, est prévue samedi dans ce pays européen, a-t-on appris mardi de source familiale.

«Nous allons organiser une cérémonie d’adieu et un repas funéraire samedi 27 janvier 2024, de 18 heures à minuit à l’espace Loisirs à Saint Louis. Cette cérémonie interviendra après le service religieux qui aura lieu vendredi 26 janvier 2024 à partir de 14h30 pour environ une heure à l’église Saint Charles toujours à Saint-Louis », a déclaré Claude Ndotoni, proche de l’épouse du défunt, Mireille Bovick.

Il a précisé que dans l’intervalle, les mélomanes de la musique congolaise et les proches de l’artiste sont conviés à rendre un vibrant hommage à l’illustre disparu à la pompe funèbre « Des Trois Frontières » à Saint-Louis. « Le corps est déjà mis en bière. Tout le monde peut lui rendre un dernier hommage et lui dire au revoir, avant l’incinération samedi au matin de sa dépouille mortelle dans un cadre familial », a fait savoir M. Ndotoni.

De son vrai nom Ye Bondo Gala, il s’est révélé au grand public sous le pseudonyme de Dino Vangu Phillipe. Ses premières apparitions dans la musique remontent dans les années 68, après un apprentissage de la guitare auprès de son père. Deux ans plus tard, le natif de Matadi dans le Kongo Central, va perfectionner son art dans l’orchestre « African Fiesta Sukisa » de Docteur Nico.

 À l’appel de Guvano et Sam Mangwana, il rejoint « Les Maquisards » et ensuite, le groupe « Veve » de Verckys Kiamuangana. Entre 1971 et 1976, il côtoie les groupes « Bella Bella », « Bella Mambo », « Afrizam » et « Makina Lola », avant de rejoindre l’ « Afrisa International » de Tabu Ley Rochereau en 1977.

Après son détachement avec ce dernier, il va monter les groupes « Africa Nova » en 1987 et deux ans après, « Amicale Lipopo » dans lequel il collabore et encadre des chanteuses comme « Faya Tess », « Pembey Sheiro », « Lo-Benel » et d’autres.

A son actif, il sied de retenir les titres « Ibrahim » et « Kiyedi » au sein de l’ « Afrisa International » ainsi que les albums « Parcours d’un génie », « Kin nostalgie », « Poto Makambu », ses compositions qui ont révélé ses talents d’auteur compositeur. Au nombre des récompenses, il a été sacré « Meilleur guitariste solo » au pays en 1978, et a obtenu en 1986, un brevet du mérite artistique de la Soneca.

Les solfeges du solo des chansons «  Sorozo » de Tabu Ley et « Faute ya commerçant » sont l’œuvre de son doigté qui lui valent jusqu’à ce jour une marque de reconnaissance et de respect pour son apport dans le rayonnement de la rumba congolaise.

ACP/

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