Littérature : le romancier britannique Jeffrey Archer meurt à 86 ans

Kinshasa, 6 octobre 2026 (ACP).- Le romancier Jeffrey Archer est décédé à Londres, à l’âge de 86 ans, a annoncé sa maison d’édition HarperCollins dans une note parvenue mardi à Kinshasa, en République démocratique du Congo(RDC) consultée par  l’ACP.

« Nous sommes tous dévastés d’avoir perdu un écrivain qui a apporté de la joie à des générations de lecteurs et un véritable ami. Ce fut l’un des plus grands privilèges de ma vie d’éditrice d’être l’éditrice de Jeffrey Archer », a déclaré  Kate Elton directrice générale de la maison d’édition HarperCollins.

« Il était le maître conteur et le rêve de tout éditeur : phénoménalement travailleur, totalement dévoué à réécrire version après version pour que chaque mot soit aussi parfait que possible, et un véritable défenseur du travail d’équipe qui caractérise la grande édition », a-t-elle ajouté.

Auteur à succès mondial et figure incontournable de la littérature contemporaine, Jeffrey Archer a vendu plus de 300 millions d’exemplaires de ses livres à travers le monde au cours d’une riche carrière littéraire étalée sur cinq décennies.

Il s’est particulièrement illustré par des chefs-d’œuvre mondialement traduits tels que la saga à succès « Kane et Abel » écoulée à elle seule à plus de 30 millions d’unités ainsi que la série « Les Chroniques de Clifton ». Preuve de sa productivité littéraire ininterrompue, son ultime roman intitulé « Adam and Eve » devait paraître le lendemain de son décès.

Un parcours politique entre ombre et lumière

Parallèlement à ses succès en librairie, l’illustre disparu a mené une carrière politique tumultueuse au Royaume-Uni. Élu plus jeune député à la chambre des communes en 1969 à seulement 29 ans, il a rapidement gravi les échelons du pouvoir jusqu’à occuper le poste de vice-président du Parti conservateur sous la direction du Premier ministre Margaret Thatcher dans les années 1980.

Toutefois, sa trajectoire publique a été marquée par plusieurs scandales retentissants et des revers financiers. En 2001, Jeffrey Archer a été condamné à quatre ans de prison pour parjure et entrave à la justice à la suite d’un procès en diffamation surmédiatisé.

Malgré cette incarcération, l’homme est resté résilient. Libéré en 2003, il a continué de siéger au Parlement britannique au sein de la Chambre des lords en tant que pair indépendant, poste qu’il a finalement quitté en 2024 lors de sa retraite politique définitive.

ACP/ E M

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