Littérature: ‘‘Portraits des paysannes congolaises’’, une galerie vivante des visages ruraux

Kinshasa, 3 octobre 2025 (ACP).- L’ouvrage intitulé ‘‘Portraits des paysannes congolaises’’ a été présenté comme une véritable galerie vivante de visages ruraux de la République Démocratique du Congo (RDC) dans le but d’inscrire leur mémoire dans le tissu culturel et littéraire, a appris l’ACP vendredi de l’autrice.

«Le mot ‘‘portrait’’ évoque à la fois l’intimité et la dignité, chaque femme présentée dans l’ouvrage est peinte avec des mots, révélée dans sa singularité, sa force, ses luttes et ses rêves. C’est une galerie vivante de visages ruraux, une manière de dire « voici celles qui vous ne voyez pas mais qui vous nourrissent chaque jour « », a déclaré l’écrivaine Bernardine Sikwaya.

L’ouvrage vise à rendre visible les femmes paysannes, souvent reléguées à l’ombre malgré leur rôle fondamental dans la sécurité alimentaire du pays. L’auteur affirme vouloir éveiller les consciences et valoriser ces femmes, piliers silencieux de la société.  

«Dans cet ouvrage, je cherche à donner la parole à celles dont le travail est essentiel mais dont l’histoire reste souvent méconnue, il est un outil de conscientisation, un appel à reconnaître la société avec ses racines agricoles et à bâtir une paix durable fondée sur la justice sociale», a-t-elle expliqué.

Femme agronome, écrivaine et poète mais aussi artiste engagée, Bernadette Sikwaya revendique une écriture militante qui mêle la sensibilité  poétesse à l’expertise technique.

«L’écriture est un acte d’engagement, en mêlant poésie et agronomie. Je transmets mon amour pour la terre et pour celles qui la cultive, c’est une manière de sensibiliser, d’émouvoir et de valoriser un patrimoine souvent oublié», a-t-elle indiqué.

«Mon espoir est de contribuer à un changement de regard et une prise de conscience collective. La littérature est une mémoire vivante car elle permet à un peuple de se lire, de se comprendre, de ne pas s’oublier, c’est une mémoire et une boussole car elle permet de transformer les silences en paroles, les blessures en beauté et l’injustice en revendication, c’est un outil puissant de sensibilisation, de transmission et de transformation sociale», a-t-elle soutenu.

Née en 1994 à Kalima dans la province du Maniema, Bernardine Sikwaya est surnommée ‘‘la voix des paysans, le cœur de la terre’’. Elle célèbre la résilience des communautés rurales et milite pour leur autonomisation. A travers ses récits, elle honore l’amour des peuples pour leur terre et appelle à un avenir durable et équitable. ACP/ODM

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