Paris : Barbara Kanam et le patronat français discutent sur les industries créatives congolaises

Kinshasa, 3 septembre 2026 (ACP).- L’avenir des industries culturelles et créatives en République démocratique du Congo (RDC) a été au menu des discussions entre le patronat français et Barbara Kanam, Directrice générale du Fonds de promotion culturelle (FPC), en mission officielle à Paris en France, selon un communiqué de cet établissement public congolais parvenu jeudi à l’ACP.

« Mme la Directrice générale du FPC, Mutund Kanam Barbara, a porté, au cours de sa mission à Paris, une réflexion consacrée à la place des industries culturelles et créatives dans le développement économique de la RDC. C’était à l’occasion de la séance inaugurale de La REF, le grand rendez-vous annuel du Mouvement des entreprises de France (MEDEF) », a-t-on lu.

« Réunissant près de 20 000 chefs d’entreprise, investisseurs et décideurs, représentant quelque 200 000 entreprises, cet événement a constitué un cadre privilégié pour situer la création congolaise au croisement des enjeux d’investissement, de compétitivité et de développement », a ajouté le document.

Au-delà de la portée institutionnelle de ces rencontres, renseigne la source, l’enjeu était de rappeler que la culture congolaise constitue également un puissant secteur de création de valeur.

« Musique, patrimoine, audiovisuel, mode, arts visuels et spectacle vivant recèlent un potentiel considérable en matière d’entrepreneuriat, d’emploi, de génération de revenus et d’attractivité pour la RDC », a signifié le communiqué.

Selon le PFC, cette orientation s’inscrit dans la volonté du Président de la République, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, la culture congolaise et de renforcer la contribution de ce secteur au développement national ainsi qu’à l’influence de la RDC sur la scène internationale. Perspectives de coopérations et investissement Devant des représentants du monde économique français, la Directrice Générale du FPC a présenté les perspectives offertes par le secteur culturel congolais et engagé des échanges sur les possibilités de coopération, de partenariat et d’investissement. « Cette intervention a permis de mettre en lumière une ambition claire : considérer la culture non seulement comme un espace d’expression et de transmission, mais aussi comme un secteur d’entrepreneuriat, d’innovation et de création de valeur », a révélé la source.

L’un des défis majeurs demeure la diversification des sources de financement. Le développement des industries créatives appelle, aux côtés de l’intervention publique, une mobilisation accrue du mécénat, des cofinancements, du capital-investissement et des partenariats public-privé. Ces mécanismes sont susceptibles d’offrir aux porteurs de projets des moyens mieux adaptés à la maturation, à la consolidation et à la croissance de leurs activités.

Cette évolution implique également une professionnalisation accrue des acteurs et une meilleure articulation avec les réseaux économiques internationaux. L’accès à l’expertise, aux partenariats techniques, aux financements et aux standards qui structurent les marchés mondiaux constitue, à cet égard, un levier déterminant pour permettre aux productions congolaises de franchir un nouveau seuil. Le financement de la culture pour promouvoir les talents artistiques D’après le document de l’établissement congolais, la démarche engagée à Paris traduit ainsi une approche qui associe financement, structuration et ouverture internationale. Elle vise à créer un environnement favorable dans lequel artistes, entrepreneurs et opérateurs culturels peuvent consolider leurs activités et inscrire leurs projets dans des perspectives économiques durables.

« De La REF au Club Afrique du MEDEF de l’Est Parisien, la Directrice du FPC, s’est résolument engagée dans la ferme conviction que l’exceptionnelle capacité créative de la RDC doit pouvoir trouver les conditions économiques nécessaires à son plein développement », rapporte le communiqué.

Pour le Fonds de Promotion Culturelle, cette ouverture vers les milieux patronaux internationaux constitue un levier supplémentaire pour rapprocher les initiatives congolaises des compétences, des capitaux et des marchés susceptibles d’accompagner leur croissance.« Cette mission en France a été une aubaine pour la DG Barbara Kanam d’inscrire les industries culturelles et créatives congolaises dans une conversation qui dépasse désormais le seul champ artistique : celle de l’investissement, de l’entreprise, de l’innovation et de la création de valeur », a conclu la source. ACP/JD

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