Plaidoyer pour la professionnalisation du théâtre populaire «Maboke » comme identité culturelle

Kinshasa, 17 octobre 2023 (ACP).- Un plaidoyer pour la professionnalisation du théâtre populaire, communément appelé, « Maboke », comme étant une identité culturelle du cinéma de la République démocratique du Congo, a été mené mardi par un acteur culturel, dans un entretien.

«Notre Maboke, devenu cinéma, est quelque chose de très louable et à imposer. Nous plaidons pour que le gouvernement puisse comprendre l’importance du théâtre populaire qui caractérise notre cinéma et que nous devons impérativement soutenir  au lieu de laisser les autres films, comme celui des indiens, s’imposer », a déclaré l’acteur de la scène culturelle congolais, Adolphe Ndombasi. 

Et d’ajouter : « A une certaine époque le Maboke n’était pas du cinéma, mais plutôt du théâtre filmé. Aujourd’hui le cadre n’est plus le même, il y a une évolution avec les gens qui sont sortis dans la rue. Pourtant c’est un film qui n’est malheureusement  pas professionnalisé ».

M. Ndombasi qui est également député national, a par ailleurs déploré le manque de moyens qui caractérise  l’industrie cinématographique congolaise, pourtant source d’inspiration pour plusieurs observateurs. « J’ai l’habitude de dire qu’on a énormément les talents dans ce pays, mais le malheur, ce sont les moyens financiers qui nous manquent. Notre ‘’ Maboke’’ » a inspiré les ivoiriens avec le style  ‘’Ma famille’’ et aussi  ‘’Nollywood’’. Faute de moyens nous nous faisons petits par rapport aux autres », a-t-il soutenu.

Le théâtre populaire « Maboké » a été au départ une télé dramatique, construite à l’aide des scènes montées selon une logique de la scénographie. Mais celle-ci a subi une évolution avec le changement de cadre, imposant ainsi une place à cette marque congolaise dans l’industrie du cinéma. Le plaidoyer mené par le député national, Ndombasi, rencontre l’idée soutenue par les organisateurs de la 10ème édition du cinéma international de Kinshasa (Fickin), qui ont estimé qu’il faut promouvoir les œuvres locales, afin de populariser le cinéma congolais. ACP/Kayu

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