Kinshasa, 6 novembre (ACP).- Un appel à l’intégration des artistes plasticiens dans la répartition des droits d’auteur a été lancé à l’attention du ministère de la Culture de la République Démocratique du Congo au cours d’une matinée culturelle organisée mercredi à Kinshasa par une association corporative.
«Nous appelons à des mesures efficaces pour intégrer les artistes visuels à la répartition des fonds due à la paie des droits d’auteur et connexe. Il faut que ces mesures soient écrites et mises en application. Nous avons adressé un mémorandum aux ministères de la culture et de la Justice pour plaider et revendiquer nos droits», a déclaré Saint Pie Roger, Coordonnateur du Syndicat des artistes plasticiens de la RDC (SYAP).
Il a ajouté : «Nous sommes indignés par la non prise en compte par la société congolaise des droits d’auteurs et des droits voisins (Socoda) depuis l’an 2011, de leur effectif à la répartition droits d’auteurs et connexions. Alors que 70% des perceptions des fonds de la Socoda proviennentC essentiellement des droits des arts visuels.»
Pour cette corporation artistique, cette situation ronge la paix sociale des artistes plasticiens et graphistes.
Par ailleurs, le oordonnateur du SYAP a énuméré quelques revendications telles que présentées dans le document déposé aux deux ministères. «Nous revendiquons qu’il soit dégagé les rémunérations par la Socoda des ayants à la succession des héritiers des artistes plasticiens décédés », a-t-il indiqué.
Pour Saint Pie Roger, la corporation des plasticiens ne compte qu’à l’arbitrage et à la médiation fiable du ministère de tutelle avec une ferme assurance et espoir de trouver des solutions idoines à cette situation.
« La ministre de la Culture nous a rassuré qu’elle est en train de suivre le dossier un peu avec beaucoup d’intérêts mais aussi avec patience. Nous serons fixés dans le tout prochain jour », a-t-il fait savoir.
La démarche du SYAP est appuyée par l’article 46 de la Constitution de la République Démocratique du Congo qui stipule : « le droit à la culture, la liberté de création intellectuelle et artistique, et celle de la recherche scientifique et technologique sont garantis sous réserve de la loi, de l’ordre public et des bonnes mœurs. Les droits d’auteur et de propriété intellectuelle sont garantis et protégés par la loi. L’Etat tient compte, dans l’accomplissement de ses tâches, dans la diversité culturelle du pays. Il protège le patrimoine culturel national et assure la promotion ».
ACP/UKB