RDC : hommages du ministère de la Culture en mémoire de l’artiste Carlyto Lassa

Kinshasa, 1er septembre 2026 (ACP).- Le ministère de la Culture, Arts et Patrimoine de la République démocratique du Congo (RDC) a salué la mémoire du musicien et pasteur Carlyto Lassa, décédé lundi aux États-Unis, relevant son empreinte durable dans la musique congolaise, notamment dans la rumba et le gospel, selon un communiqué parvenu mardi à l’ACP.

« Artiste musicien et chanteur à la voix cristalline, il aura marqué l’histoire de la rumba congolaise et plusieurs générations de mélomanes », a fait savoir le ministère de la Culture, Arts et Patrimoine.

Selon le document, Carlyto Lassa s’est notamment fait connaître à travers son parcours au sein de l’orchestre Choc Stars, avant de collaborer avec plusieurs figures majeures de la musique congolaise. Après cette période consacrée à la musique profane, il s’est orienté vers le gospel et le ministère pastoral, poursuivant son engagement artistique dans un registre lié à la foi chrétienne.

Cette double trajectoire, entre rumba et gospel, lui a permis de toucher plusieurs générations de mélomanes et de s’inscrire dans différents pans de la scène musicale congolaise.

« Sa voix s’est tue, mais son œuvre demeure dans notre mémoire collective », a souligné le ministère, qui a présenté ses condoléances à la famille de l’artiste, à la communauté chrétienne ainsi qu’à l’ensemble de la famille artistique et culturelle congolaise.

‘‘ L’Écho d’une voix immortelle’’, un hommage poétique de Yolande Elebe

La ministre de la Culture, Arts et Patrimoine, Yolande Elebe Ma Ndembo, a rendu un hommage poétique à Carlyto Lassa à travers un texte intitulé ‘‘L’Écho d’une voix immortelle’’.

Dans ce poème, la ministre évoque la disparition de l’artiste comme une perte pour le patrimoine musical congolais, tout en mettant en lumière la portée de son héritage artistique et spirituel.

La ministre de la Culture, Arts et Patrimoines de la RDC, Yolande Elebe L’Écho d’une voix immortelle

‘‘Hier, au point du jour, le Congo s’est réveillé dans l’ombre. Une corde d’or s’est rompue sur la lyre de notre nation. Carlyto Lassa est parti, laissant dans son sillage un silence lourd, Un silence qui fait mal, mais un silence peuplé de ses plus beaux murmures. Carlyto n’était pas seulement une voix, Il était la douceur incarnée de notre rumba, Un souffle de velours, Une caresse sur nos âmes.

De l’éclat vibrant de Choc Stars Au sanctuaire de l’OK Jazz, il a sculpté l’air avec des mélodies d’éternité.

Sa voix ne chantait pas : elle consolait, elle aimait, elle élevait. Puis, touché par la lumière divine, il a offert ce don précieux au Ciel.

Ses cantiques sont devenus nos prières, ses notes, des ponts jetés entre le Très-Haut et la terre.

Cher Carlyto,

Un poète ne meurt jamais vraiment. Il s’assoupit simplement dans le refrain de ses œuvres. Ton corps s’en va, ton chant demeure, gravé dans la pierre de notre patrimoine, vibrant à jamais dans la mémoire de tes frères et sœurs.

Va en paix, chantre de la grâce.

Rejoins le chœur des anges que tu as si souvent devancé.

Que le Seigneur t’accueille dans sa lumière.’’

Une voix inscrite dans la mémoire musicale

Carlyto Lassa, de son vrai nom Charles Lassa Ndombasi, a marqué la musique congolaise par sa voix cristalline et son parcours au sein de l’orchestre Choc Stars, avant de poursuivre une partie de son itinéraire dans le gospel et le ministère pastoral.

Son parcours artistique l’a également conduit à collaborer avec plusieurs figures majeures de la musique congolaise, contribuant ainsi à enrichir le patrimoine musical national.

Décédé à Cincinnati, aux États-Unis, il laisse une œuvre qui demeure inscrite dans la mémoire des mélomanes congolais.

La disparition de Carlyto Lassa constitue ainsi une perte pour le patrimoine musical congolais, au regard de son parcours et de sa contribution à la diffusion de la musique congolaise.

ACP/SA(SP)/BA

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