Kinshasa, 24 juillet 2025 (ACP).- L’intégration et la reconnaissance du cours de dessin et des arts plastiques comme patrimoine culturel dans le système éducatif en République démocratique du Congo, a été préconisée, jeudi, par un expert du domaine, au cours d’un échange avec l’ACP.
« Ce que je propose au gouvernement congolais, c’est de reconnaître et intégrer pleinement le dessin comme un patrimoine éducatif, culturel et économique. Trop longtemps, le dessin a été relégué au rang de simple activité ludique, alors qu’il constitue une porte d’entrée majeure vers les métiers des arts, du design, de l’architecture, de la bande dessinée, de l’animation, et même de la publicité et de la communication visuelle », a plaidé Mozart Nzaaba, créateur visuel.
L’artiste a fait savoir l’importance du dessin, étant la création visuelle, le premier souffle d’une idée, la trace spontané de l’imaginaire et de l’observation.
Selon l’artiste, cette intégration systématique du dessin et des arts plastiques dans les programmes scolaires, dès le primaire, ne doit seulement être une activité secondaire, mais un outil pédagogique à part entière.
Il a en outre révélé que le dessin est un vecteur d’identité culturel parce qu’il joue un rôle de transmission et de valorisation de la culture d’un peuple. Et à travers un simple croquis, une illustration ou une bande dessinée, l’on peut faire vivre des éléments fondamentaux du patrimoine, des traditions, des croyances, des luttes, ainsi qu’une manière de voir le monde.
« En ce sens le dessin devient un pont entre le passé et l’avenir, entre racine et modernité et il mérite d’être protéger et enseigner comme un bien culturel essentiel », a fait savoir l’artiste.
« L’art ne doit pas être un luxe mais un droit pour chaque enfant congolais », a-t-il souligné, tout en demandant à l’État la création d’écoles d’art accessibles et bien équipées dans chaque province, pour permettre aux jeunes talents dès le bas âge, de se former sérieusement sans devoir aller à l’étranger.
« La valorisation des dessins comme outil de narration national et panafricaine en soutenant la production locale de bande dessiné, d’illustration jeunesse et d’animation par le dessin, est une arme douce pour l’éducation », a-t-il conclu.
Mozart Nzaaba est en même temps défenseur des droits d’auteurs et de la protection du patrimoine.
ACP/C.L.

