Kinshasa, 23 septembre 2026 (ACP).- La voix du défunt chanteur Ntesa Dalienst, de la République démocratique du Congo (RDC), a été saluée comme l’une des plus exceptionnelles ayant marqué d’une empreinte indélébile de la rumba congolaise, a témoigné mercredi un opérateur culturel, à l’occasion du 30ème anniversaire de sa disparition.
« Ntesa Dalienst est une voix de velours qui a fait le bonheur des mélomanes les plus avertis. Véritable poète de la rumba, leader incontesté des Grands Maquisards qu’il a portés au sommet, puis pilier du Tout-Puissant OK Jazz de Franco, il a marqué son temps par son timbre unique et ses compositions immortelles comme “Muzi”, “Bina na ngai na respect” et “Tokosenga na Nzambe”. Sa notoriété a largement dépassé les frontières du continent pour faire rayonner la rumba congolaise à travers le monde », a déclaré le musicien et opérateur culturel Barly Baruti.
Évoquant son génie musical particulier, il a souligné le caractère atypique de son art.
« C’était, à son époque, le seul chanteur qui, sans jouer d’un instrument, réalisait des accords insolites, changeait de notes, élevait et baissait le ton avec une aisance déconcertante. Il était vraiment extraordinaire. Il faisait incontestablement partie des grands de ce pays », a-t-il soutenu.
Trois décennies après sa disparition, survenue le 23 septembre 1996 à Bruxelles, en Belgique, à l’âge de 50 ans, la famille biologique de l’artiste a annoncé, l’organisation d’une soirée en hommage à l’artiste, dimanche 27 septembre à Kinshasa.
Une rétrospective, un concert live et une célébration en musique sont prévus au programme de cette soirée.
Selon le chroniqueur Henri Noël Mbuta, la famille biologique de l’artiste compte se rendre jeudi 24 septembre au cimetière de Benseke pour se recueillir. ACP/ STJ (SP) / MN

