Kinshasa, 22 octobre (ACP).- Les coiffures traditionnelles, (dreadlocks,) très fréquentes dans les milieux artistiques et culturels, ont été adoptées en République démocratique du Congo, dans un combat contre la dépendance aux effets de la mode et de l’acculturation néocolonialiste, a appris l’ACP mercredi d’un coiffeur lors d’une réunion de conservateurs culturels.
« Les coiffures traditionnelles (dreadlocks) ne sont pas seulement un style, ils racontent une histoire, traduisent une mémoire, des coutumes, de cultures, des traditions et incarnent une liberté personnelle dans un monde l’Afrique perd les repères de plus en plus à cause du standard de beauté imposé par les industriels et les créateurs de mode », a déclaré Abraham Luyeye, professionnel des coiffures afro.
Abraham Luyeye a précisé que ces coiffures constituent un lien entre la tradition et la modernité, célébrées dans les salons urbains comme dans les communautés rurales, les dreadlocks représentent une résistance culturelle face à l’acculturation néocolonialiste.
Considéré comme une étincelle d’un feu sensé s’éteindre devant les exigences de beauté au 21ème siècle, c’est chez les artistes engagés que cette coiffure est le plus remarqué.
ACP/UKB

