Kinshasa, 25 août 2026 (ACP).- La connaissance de l’histoire a été relevée par un opérateur culturel, mardi, lors d’un café culturel organisé à Kinshasa, comme un outil indispensable à la construction de la mémoire collective en République démocratique du Congo (RDC).
« La pensée selon laquelle celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre traduit la nécessité, pour chaque génération, de connaître les événements ayant marqué son peuple afin d’en tirer des enseignements utiles. Face à cet anecdote, il faut reconnaître que la connaissance de l’histoire est un outil indispensable à la construction de la mémoire collective », a déclaré Paul Muabilayi, coordonnateur du cercle culturel « Les portes de Sion ».
Dans sa réflexion consacrée au rapport entre mémoire, histoire et avenir, M. Muabilay, a affirmé que la mémoire historique constitue un moyen de comprendre le présent et de préparer l’avenir, particulièrement dans les sociétés ayant connu des périodes de conflits, de divisions ou de profondes transformations.
« Une société qui oublie son histoire risque de reproduire les mêmes erreurs », a-t-il fait savoir, que la transmission de la mémoire aux jeunes générations permet de mieux comprendre les causes des événements passés et d’éviter leur répétition.
Cette réflexion met en évidence le rôle de la culture dans la conservation de la mémoire collective.
Les traditions, les œuvres artistiques, les récits, les archives et les témoignages constituent, selon cette approche, des instruments permettant aux peuples de préserver leur identité et de transmettre leur expérience aux générations futures.
Le coordonnateur du Cercle culturel ‘‘ Les Portes de Sion’’ a estimé, par ailleurs, que la connaissance historique doit être fondée sur la recherche, la consultation des archives et la confrontation des témoignages, afin de préserver la vérité historique et d’éviter les interprétations susceptibles d’alimenter les divisions.
Il a appelé à renforcer l’enseignement de l’histoire et la sauvegarde du patrimoine culturel, particulièrement auprès de la jeunesse congolaise, estimant que connaître ses origines permet de mieux comprendre les responsabilités du présent.
Pour lui, Cette conception rejoint une formule largement attribuée au philosophe américain George Santayana, selon laquelle ceux qui ne peuvent se souvenir du passé sont condamnés à le répéter.
Il souligne la mémoire doit finalement servir non pas à entretenir les rancœurs, mais à favoriser la compréhension, la réconciliation et la construction d’un avenir commun.
ACP/K

