Kinshasa, 5 novembre 2026 (ACP).- L’intégration des savoirs endogènes dans le développement des musées africains a été préconisée lors d’une intervention à la rentrée scientifique de la mention Conservation-restauration des œuvres d’art, organisée mercredi à l’Académie des Beaux-Arts, au nord de Kinshasa, en République démocratique du Congo, selon une restitution faite jeudi à l’ACP.
« Les musées devraient tenir compte, pour leur développement, non seulement des savoirs et innovations techniques mondialement reconnus, mais également des savoirs et techniques endogènes, témoignant de leur vitalité et de la richesse culturelle des peuples », a déclaré Maxime Mabudi, chef de travaux à l’ABA.
« La conservation et la restauration des œuvres en Afrique doivent notamment prendre en compte les réalités environnementales, socioculturelles, économiques et techniques locales », a-t-il ajouté.
Selon lui, cette démarche doit permettre de préserver les objets, mais également d’assurer la transmission des gestes, des techniques et des histoires qui leur sont associés.
« C’est ici le lieu de penser à des musées participatifs, qui seront des lieux culturels transformant les visiteurs passifs en acteurs, en les impliquant directement dans la vie, la conception et l’enrichissement de l’institution », a affirmé Maxime Mabudi.
Il a, également précisé que les habitants pourraient participer à des ateliers, créer des expositions et partager leurs récits, invitant les pouvoirs publics à protéger le patrimoine des territoires et des villages à vocation culturelle et artistique, ainsi qu’à promouvoir les coopératives d’artisans afin de sauvegarder les pratiques traditionnelles menacées de disparition.
Consacrée aux défis de la conservation et de la restauration des œuvres dans les musées, son intervention a également porté sur les concepts clés, les pratiques des musées occidentaux et les perspectives africaines, devant les étudiants et les chercheurs. ACP/ Os

