Kinshasa, 6 octobre 2026 (ACP).- L’œuvre en bronze “L’Archer” du défunt sculpteur André Lufwa, datant de la deuxième République et exposée au Mont-Ngaliema à Kinshasa, a été présentée comme le condensé des cinq principes de la réussite dans la vie, selon un collectionneur d’œuvres d’art en République démocratique du Congo(RDC) consulté lundi par l’ACP.
« Sous la deuxième République, il réalise pour le Maréchal Mobutu +L’Archer+que le Chef de l’Etat va installer à l’entrée de la résidence officielle du Mont-Ngaliema. À travers cette œuvre, André Lufwa nous donne les cinq principes de la réussite dans la vie, quel que soit le domaine », a écrit Thomas Luhaka Losendjola.
Dans son exégèse de l’œuvre, le collectionneur résume les cinq principes en ces termes : vision, concentration, maîtrise de soi, précision et persévérance.
Explicitant ces principes, Thomas Luhaka a indiqué que la vision consiste à voir clairement la cible à atteindre, tandis que la concentration est la capacité à faire abstraction de l’environnement pour rester focalisé.
« L’archer doit voir sa cible et rester concentré malgré l’environnement », a-t-il expliqué.
Concernant les trois autres principes, le surnommé “ Je connais le Congo ” a fait savoir que la maîtrise de soi renvoie au contrôle intérieur de l’archer, appelé à gérer son souffle, ses émotions et la tension de l’arc avant le tir.
« L’archer doit dominer son propre corps pour ne pas trembler au moment décisif », a-t-il écrit.
S’agissant de la précision, il a relevé que c’est elle qui détermine la trajectoire de la flèche vers la cible visée.
« C’est la précision du geste qui fait la différence entre toucher la cible ou la manquer », a-t-il ajouté.
Pour ce qui est de la persévérance, la source a indiqué qu’elle est la répétition disciplinée de l’effort jusqu’à l’atteinte de l’objectif.
« Même si la première flèche ne touche pas, l’archer doit continuer à tirer jusqu’à réussir », a-t-il poursuivi.
Parcours d’une icône de la sculpture congolaise
Il a ,par ailleurs , rappelé le parcours de l’artiste, son surnom affectueux en lingala, sa formation, ses dates et lieux de naissance et de décès ainsi que son œuvre la plus connue.
« André Lufwa, que les Kinois appelaient affectueusement en lingala Papa Andélé Lufwa, est le premier sculpteur congolais formé à l’école Saint-Luc de Kinshasa, devenue aujourd’hui l’Académie des Beaux-Arts.
Il était né le 15 novembre 1925 à Yanda à Ngombe-Matadi, territoire de Mbanza-Ngungu, province du Kongo-Central. Il est décédé le 13 janvier 2020 à Kinshasa à l’âge de 95 ans. Son œuvre la plus connue est “le batteur de tam-tam” de la Fikin (Foire internationale de Kinshasa) », a-t-il rappelé. ACP/ S TJ

