Tshopo : valorisation du patrimoine écologique et social des femmes Bafwazana

Kinshasa, 15 janvier 2026 (ACP). – Un projet pilote de valorisation du patrimoine écologique, social et culturel des femmes pygmées à Bafwazana, dans la province de la Tshopo en République démocratique du Congo, lancé par la Fédération Congolaise des Femmes et filles autochtones pygmées (FECOFFA), a été jugé positif, selon un communiqué parvenu jeudi à l’ACP.

« Le projet a permis d’identifier et de documenter 50 savoirs endogènes des femmes autochtones pygmées, notamment dans les domaines de la pharmacopée, de la gestion de la biodiversité et de l’artisanat.

Des réunions et ateliers participatifs ont été organisés pour recueillir des témoignages et des démonstrations de savoir-faire traditionnels », a-t-on lu dans ce communiqué associatif.

A travers ce programme, 196 femmes et filles autochtones pygmées ont été formées sur le droit, la gestion durable des ressources naturelles et l’agroécologie, il leur a été fourni des outils adaptés à leurs réalités pour une meilleure autonomie et une gestion responsable des ressources.

Parmi les savoirs traditionnels on peut citer : l’utilisation de certaines feuilles pour soigner différentes maladies (maux de tête, de dos, de ventre et des infections urinaires.

A cela s’ajoute l’interdiction coutumière de récolter certaines espèces en période de floraison, la protection des arbres sacrés comme refuges de biodiversité, la fabrication de paniers en fibres de raphia, le tissage de nattes et chaises pour la communauté.

Selon la FECOFFA, une coopérative agricole est en cours de création à Bafwazana, avec l’appui du projet, regroupant déjà 103 femmes membres.Ce projet financé par CLARIFI à travers l’Initiative des droits et ressources (RRI), a reçu le soutien de plusieurs acteurs clés, notamment l’administrateur du territoire, le chef de secteur et les représentants du REPALEF et du GTCRR

La FECOFFA a confirmé que les témoignages recueillis montrent que les participantes ont trouvé la formation pertinente et utile pour leur vie quotidienne, notamment en matière de droits et de gestion des ressources naturelles. Les actions de sensibilisation ont également favorisé : une meilleure compréhension des autorités politico-administratives, l’écoute des chefs coutumiers et des ayants droit et une reconnaissance plus explicite des droits collectifs des femmes autochtones pygmées.

La FECOFFA avait organisé au mois de décembre 2025 un atelier de lancement du projet en présence du Coordonnateur national du REPALEF, rappelle-t-on. ACP/C.L.

Fil d'actualités

Sur le même sujet