«La sécurité de la région n’est pas une marchandise achetable auprès de courtiers» (porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères)

Kinshasa, 10 aout 2026(ACP/IRNA).- L’Iran affirmé lundi que les pays de la région ont conclu que la sécurité n’est pas une marchandise achetable auprès de courtiers, précisant que l’accord de défense tripartite (Arabie saoudite, Pakistan et Turquie) montreun changement dans la  perception de la région, a rapporté l’agence iranienne de presse.

« À la lumière des développements de ces deux ou trois dernières années, les pays de la région ont compris que la sécurité n’est pas une marchandise que l’on peut acquérir auprès de faux courtiers en sécurité. D’un certain point de vue, nous pouvons affirmer que cette évolution est le signe d’un changement dans la perception des pays de la région », a déclaré Esmaeil Baghaei, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

« La politique fondamentale de la République islamique d’Iran a toujours consisté à encourager les pays de la région à la coopération et au renforcement de la confiance mutuelle en vue d’une sécurité endogène, sans dépendre des acteurs extrarégionaux. À cet égard, cette évolution doit être prise en considération », a-t-il ajouté.

M. Baghaei a soutenu que suite aux incidents d’octobre d’il y a trois ans, au déclenchement des projets coloniaux du régime de l’Etat hébreu dans les territoires occupés, au génocide à Gaza et aux agressions de ce régime contre le Liban et d’autres pays de la région, les nations régionales sont plus que jamais parvenues à la conclusion que la menace majeure pesant sur la stabilité, la sécurité et la coopération régionale est le régime de l’Etat hébreu.

« C’est  une menace qui n’affecte pas seulement notre zone géographique, mais l’ensemble de la communauté internationale », a indiqué le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

 « Le projet illusoire du Grand Israël, qui cible officiellement la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale d’un nombre important de pays de la région, s’ajoute aux attaques contre le Liban et la Syrie », a-t-il dit.

Ces agressions, ainsi que les menaces proférées contre de nombreux États y compris ceux participant à cet accord trilatéral renforcent la perception selon laquelle les pays de la région ne peuvent plus, comme par le passé, se fier uniquement aux exigences américaines en matière de garantie sécuritaire.

Déclenchée par une offensive américano-israélienne le 28 février dernier, la guerre au Moyen-Orient s’enlise, alors qu’un protocole d’accord a été signé mi-juin dernier par Téhéran et Washington mais volé en éclats début juillet dernier, rappelle-t-on.

Les pays du Golfe, auparavant considérés comme des havres de stabilité au Moyen-Orient, ont été régulièrement visés pendant la guerre, en représailles à l’offensive américano-israélienne lancée sur l’Iran. ACP/

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