Belgique : déploiement en septembre de militaires au Groenland pour une mission de l’Otan

Kinshasa, 7 août 2026 (ACP).- Le gouvernement belge a confirmé vendredi le déploiement, en septembre prochain, d’une trentaine de militaires au Groenland pour participer à la mission Arctic Sentry de l’Otan, dans le cadre d’un entraînement de deux semaines axé sur la sécurité en Arctique, ont rapporté les médias internationaux

« Il s’agira d’un entraînement de deux semaines, du 4 au 18 septembre. Une trentaine de personnes y participeront, parmi lesquelles des militaires basés à Leopoldsburg ainsi que des membres des Forces spéciales », a déclaré Jan Van Camp, porte-parole du ministre belge de la défense.

« Durant ces deux semaines, des exercices seront organisés dans le cadre de la mission de l’Otan. Plus concrètement, il s’agit d’un nouveau volet de la mission Arctic Sentry, baptisé Arctic Shield (Bouclier de l’Arctique) », a-t-il ajouté.

De son côté, le ministre de la Défense, Theo Francken a visité l’opération Icelandic Air Policing, une mission de l’Otan visant à assurer la surveillance de l’espace aérien islandais, le pays ne disposant pas de sa propre force aérienne.

Arctic Sentry est une mission militaire de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord. Elle a été créée en février de cette année en raison de l’augmentation des tensions entre les Etats-Unis et le Groenland.

La mission vise à renforcer la présence de l’OTAN dans la région arctique, notamment autour du Groenland, de l’Islande et de l’océan Arctique, face à l’intérêt stratégique croissant que la Russie et la Chine portent à cette zone, selon l’Alliance.

Selon les sources, les forces belges mèneront des activités de dissuasion et d’entraînement, notamment à travers l’utilisation de drones et l’expérimentation de systèmes de lutte anti drones. Le vaste territoire groenlandais offre des conditions adaptées à la conduite de ces exercices.

Par ailleurs, la Belgique conduira l’opération conjointement avec le Canada, le Danemark, la France, la Finlande, les Pays-Bas, la Slovénie et la Suède.

Cette décision intervient dans un contexte de tensions autour du Groenland, après que Donald Trump a récemment réaffirmé sa volonté d’acquérir l’île, qualifiant son contrôle par les États-Unis de nécessité historique et stratégique.

La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, avait ,pour sa part,  rejeté les déclarations de Donald Trump, réaffirmant que le Groenland « n’est pas à vendre » et que seul le peuple groenlandais peut décider de l’avenir de l’île.

ACP/

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