Kinshasa, 13 février 2026 (ACP).- L’Allemagne a appelé vendredi les pays européens à la fermeté et aux sacrifices, considérant que la liberté du vieux continent n’est plus acquise plutôt menacée par une nouvelle réalité stratégique marquée parla politique de puissance, ont rapporté les médias internationaux.
«A l’ère des grandes puissances, notre liberté n’est plus acquise, elle est menacée. Je nous appelle à la fermeté et à des sacrifices, pas un jour, mais maintenant», a déclaré Friedrich Merz, chancelier allemand.
Le chef du gouvernement allemand a affirmé également que la coopération et confiance entre alliés sont plus que jamais nécessaires face aux tensions internationales, a assuré être prêt à parler avec les dirigeants russes, estimant que la Russie n’était pour sa part pas encore disposée à des discussions sur un cessez-le-feu en Ukraine et un accord de paix.
«Mais comme vous pouvez le constater avec la partie américaine, la Russie n’a pas encore la volonté d’avoir une discussion sérieuse. Ils doivent faire des concessions, ils doivent être disposés à parler d’un cessez-le-feu puis d’un accord de paix», a-t-il ajouté, lors de la 62 e conférence sur la sécurité à Munich.
«La guerre en Ukraine, qui va entrer dans sa cinquième année ne prendra fin qu’une fois que la Russie sera épuisée, au moins économiquement, voire militairement. Nous approchons de ce moment, mais nous n’y sommes pas encore», a dit chancelier allemand.
En outre, Berlin a averti aussi avoir entamé des discussions confidentielles avec le président français au sujet de la dissuasion nucléaire européenne, dont le pays est le seul en Europe, avec le Royaume-Uni, à être doté de la bombe atomique.
De son côté, le secrétaire général de l’Organisation du Traité de l’Atlantique du Nord (OTAN) avait indiqué qu’il y a un changement d’état d’esprit au sein de l’Otan et que l’Europe assume davantage un rôle de leadership au sein de l’organisation, prenant aussi davantage soin de sa propre défense.
Le Liban plaide pour une région dénuée d’armes nucléaires
De son côté, le Premier ministre Libanais a indiqué que la position stable du Liban et celle de tous les membres de la Ligue arabe, est d’appeler à une région dénuée d’armes nucléaires et de toutes les armes de destruction massive au Moyen-Orient.
«Une telle position acquiert d’autant plus d’importance aujourd’hui, à la lumière des guerres dans le monde, et vu l’augmentation inquiétante des budgets alloués à l’armement, et de la fabrication de missiles à têtes nucléaires, qui avait pourtant décliné depuis la moitié des années 80», a déclaréNawaf Salam, Premier ministre Libanais.
«(…) J’ai également assuré (à Mme Parke) que le Liban, qui faisait partie des premiers pays ayant voté en faveur du Traité de non-prolifération des armes nucléaires en 2016, continuera de voter pour les décisions qui poussent les pays à se joindre à ce traité», a-t-il ajouté dans son entretien avec Mme Parke, en marge de cet événement pour l’abolition des armes nucléaires.
Par ailleurs, la République islamique d’Iran, bien que signataire du document est régulièrement accusée par ses ennemis, notamment Israël et les États-Unis, de vouloir acquérir des armes nucléaires. Un bras de fer oppose actuellement Téhéran et Washington sur le dossier nucléaire : des négociations sont en cours mais, en cas d’échec, une frappe américaine sur l’Iran n’est pas exclue, ont renseigné les sources.
Pour rappel, plus de 60 chefs d’Etat et de gouvernement se réunissent à Genève du 13 au 15 février pour participer à la Conférence sur la sécurité de Munich, au moment où les alliances internationales sont confrontées par une pression croissante et des tensions géopolitiques.
ACP/ODM

