Kinshasa, 13 février 2026 (ACP).- Le président Kenyan a annoncé vendredi la réouverture de deux points de passage frontaliers entre son pays et la Somalie, dans le but de relancer le commerce et sécuriser la région après plus d’une décennie de fermeture liée aux attaques du groupe militant al-Shabaab, ont rapporté les médias internationaux.
«Cette réouverture vise à dynamiser les échanges commerciaux formels entre le Kenya et la Somalie, jusque-là insuffisants, et reconnecter les communautés transfrontalières, notamment à Mandera, dans le nord-est du pays, où vivent de nombreux Kényans d’origine somalienne séparés de leurs proches depuis 15 ans», a déclaré William Ruto, président Kenyan.
«Le Kenya va continuer de renforcer la sécurité dans la région pour endiguer le trafic de contrebande, en particulier d’armes, et pour lutter contre la menace posée par les criminels et terroristes d’al-Shabaab», a-t-il ajouté.
Selon les sources, les attaques transfrontalières d’al-Shabaab visaient les contingents kényans engagés dans la mission internationale de maintien de la paix en Somalie. Parmi les raids les plus meurtriers, on compte l’attaque de 2013 contre un centre commercial de Nairobi, qui fit 67 victimes, et celle contre l’université de Garissa, ayant causé la mort d’au moins 140 personnes.
En réponse à ces menaces, le Kenya avait fermé sa frontière par mesure de précaution. L’initiative du président Ruto sur la réouverture de la frontière est similaire à celle de 2023 qui avait échoué, les insurgés ayant repris leurs attaques.
Par ailleurs, la frontière avait été partiellement clôturée sous la présidence d’Uhuru Kenyatta, avec la construction prévue de 680 km de barrière. Ce projet, apparemment abandonné, avait duré trois ans et coûté 35 millions de dollars pour seulement 10 km réalisés, ont renseigné les sources. ACP/ODM

