Kinshasa, 11 septembre 2026 (ACP).- Le procureur général par intérim de la Cour pénale internationale (CPI) a indiqué que les attaques de l’administration du Président américain Donald Trump contre la Cour découlent d’une méconnaissance des activités du tribunal, ont rapporté vendredi les médias internationaux.
«Quand vous entendez toute cette communication de Rubio, il y a certains éléments qui semblent relever d’une incompréhension», a déclaré Mame Mandiaye Niang, procureur général par intérim de la CPI.
«Nous ne sommes pas intéressés et nous n’avons pas vocation à atteindre, à enfreindre la souveraineté des États. Nous savons que nous ne sommes pas les gendarmes du monde, ça nous en avons parfaitement conscience», a-t-il ajouté.
Mame Mandiaye Niang a également fait savoir que la CPI préparait déjà des solutions techniques alternatives pour garder son indépendance, en prévision d’éventuelles nouvelles sanctions américaines contre l’institution.
Il s’est toutefois insurgé contre les accusations américaines qualifiant la CPI d’institution corrompue. «C’est un jugement que nous n’acceptons pas», a-t-il dit.
Mame Mandiaye Niang, 65 ans, figure parmi les hauts responsables de la CPI visés par les sanctions américaines. Une situation qui, selon lui, rend pratiquement impossible l’accès aux systèmes de paiement ou l’accomplissement de tâches simples, comme la réservation de vols ou d’hôtels, rappelle-t-on.
«Peut-être ce qui nous préoccupe le plus, c’est surtout la menace même de sanctions additionnelles, non seulement au niveau des personnes, mais aussi au niveau de l’institution, avec de possibles répercussions négatives sur notre capacité de continuer à travailler par rapport aux moyens technologiques», a-t-il expliqué.
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