Espagne : le premier ministre espagnol dément toute« corruption généralisée» autour de son gouvernement

Kinshasa, 24 juin 2026(ACP).- Le premier ministreespagnol Pedro Sánchez a démenti mercreditoute «corruption généralisée» autour de songouvernement de gauche et du parti socialiste (PSOE),deux jours après la condamnation de son ex-ministre des Transports, ont rapporté les medias internationaux. 

«Certains acteurs politiques et médiatiques essaient detout mélanger, pour tout mettre sur le même plan etainsi embrouiller les gens (et) créer un sentiment decorruption généralisée qui, je vous le dis, n’existe pas», adéclaré Pedro Sánchez.

«Je n’ai jamais été au courant, ni toléré aucune de cespratiques», a assuré le leader socialiste de 54 ans,défendant l’action de son gouvernement contre lacorruption depuis son arrivée au pouvoir en 2018, aumoment où s’accumulent les affaires judiciaires dansson entourage.

Cette année-là, il était arrivé au pouvoir après unemotion de censure qui avait fait tomber legouvernement de droite d’alors, duconservateur Mariano Rajoy, empêtré dans des affairesde corruption. 

«Nous sommes très sereins», a encore assuré PedroSánchez, reconnaissant toutefois que l’exécutif et lePSOE, qu’il dirige depuis 2017, n’étaient «pasparfaits», «pas infaillibles».

Les enquêtes s’accumulent depuis quelques semainesLes enquêtes judiciaires touchant l’entourage dupremier ministre espagnol se sont accumulées cesdernières semaines.

Dernier événement en date, lacondamnation lundi à 24 ans de prison de son ancien ministre des Transports et bras droit en politique, JoséLuis Ábalos, pour corruption.

Samedi, c’était la femmedu chef du gouvernement, Begoña Gómez, qui s’étaitvue désormais interdire de quitter l’Espagne dans lecadre d’une enquête la visant pour trafic d’influence, lejuge Juan Carlos Peinado en charge des investigationsdisant craindre sa fuite à l’étranger avant son procès.

Ces «mesures conservatoires (…) dépassent toutes leslimites du raisonnable», a tonné Pedro Sánchezmercredi dans l’hémicycle.

En parallèle de ces deuxdossiers embarrassants pour l’actuel Premier ministreespagnol, son frère attend son jugement dans uneaffaire pour trafic d’influence et son mentor en politique,José Luis Rodríguez Zapatero, ancien chef degouvernement (2004-2011), est inculpé pour traficd’influence dans une affaire concernant le sauvetagepar l’État d’une petite compagnie aérienne durant lapandémie de Covid-19.

Le prêt de 53 millions d’euros d’argent public accordé àla compagnie Plus Ultra «l’a été conformément à la loi»,a assuré mercredi Pedro Sánchez, le qualifiantde «légitime».

L’opposition réclame la démission duchef du gouvernement, d’autant que des révélations ontéclaté fin mai concernant une officine présuméechargée au sein du PSOE d’interférer dans toutes cesaffaires.

Le dirigeant socialiste a répétén’avoir «jamais» eu connaissance d’une telle cellule. ACP/

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