Kinshasa,04 mars 2026 (ACP).- La France a annoncé mercredi la tenue d’une réunion des ministres des Finances du G7 en début de semaine prochaine pour évaluer les réponses nécessaires à la guerre au Moyen-Orient, ont rapporté les médias internationaux.
« J’ai parlé avec les uns et les autres, notamment avec Scott Bessent, qui est le secrétaire d’Etat au Trésor américain. Et on s’est mis d’accord pour monter une réunion qui sera sans doute en début de semaine prochaine, avec les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales », a déclaré Roland Lescure, ministre de l’Economie et des Finances français.
« On veut laisser passer une semaine, voir comment évolue le conflit, voir comment évoluent les marchés », a-t-il ajouté.
Pour rappel, la France préside cette année le G7, qui comprend les États-Unis, le Japon, le Canada, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et l’Italie.
Il sied de noter qu’une première réunion du G7 Finances sous présidence française s’était tenue en visioconférence le 27 janvier, au cours de laquelle Paris avait défini ses priorités: « la réduction des déséquilibres macroéconomiques mondiaux, le renouvellement des partenariats internationaux avec les pays en développement et le soutien à une croissance stable et durable ».
«Lors de cette réunion, on va échanger, on va écouter ce qui remonte du terrain, des entreprises, des économistes dans ces différentes zones du monde, puisqu’on a une Japonaise, un Américain, des Européens. Donc l’idée, c’est de pouvoir échanger sur l’état de la situation, qu’on puisse évaluer éventuellement les réponses nécessaires si on doit le faire », a-t-il précisé.
« Dans un conflit qui est un conflit aujourd’hui local dans une région mais qui a des répercussions globales, il faut évidemment qu’on se coordonne », a-t-il renchéri.
En outre, une autre réunion des ministres des Finances du G7 doit se tenir les 18 et 19 mai à Paris. Mais, percutés par l’actualité de la guerre au Moyen-Orient, entrée dans son cinquième jour, les sept pays membres sont amenés à échanger et s’adapter en urgence.
L’embrasement au Moyen-Orient a provoqué ces derniers jours un choc mondial sur l’énergie et un net recul des marchés boursiers, particulièrement en Europe et en Asie.
Depuis le début de la semaine, l’indice vedette français CAC 40 a perdu plus de 5%, son équivalent allemand, le Dax, a perdu près de 6% et le FTSE 100 de Londres près de 4%.
« On n’est pas dans un krach boursier », a estimé Roland Lescure, appelant à « garder son sang-froid ».
Mais les investisseurs s’inquiètent de la forte hausse du prix des hydrocarbures, en raison des perturbations de l’approvisionnement via le détroit d’Ormuz, où transite environ 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondial.
Par ailleurs, ils craignent un regain d’inflation et le spectre de la vague inflationniste provoquée par la guerre en Ukraine en 2022 plane, alors que les prix du pétrole et du gaz ont flambé ces deux derniers jours.
Lors d’une allocution solennelle mardi soir, le président français Emmanuel Macron a annoncé le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle, d’avions Rafale, d’une frégate et de moyens de défense anti-aérienne au Moyen-Orient pour défendre les intérêts français et les pays alliés frappés par la riposte iranienne aux attaques israélo-américaines.
ACP/UKB

