«Il n’y a pas d’autre choix que d’accepter les droits du peuple iranien» (président du Parlement iranien)

Kinshasa, 12 mai 2026 (ACP).- Le président du Parlement iranien a averti mardi les parties prenantes aux négociations que la réponse de Téhéran à Washington devait être acceptée en l’état, faute de quoi les négociations pour mettre durablement fin à la guerre échoueraient, ont rapporté les médias internationaux.

«Il n’y a pas d’autre choix que d’accepter les droits du peuple iranien, tels qu’établis dans la proposition en 14 points. Toute autre approche serait infructueuse et ne mènerait qu’à une succession d’échecs», a déclaré Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien.

M. Ghalibaf a interpellé les négociateurs américains, estimant que «plus ils traîneront les pieds, plus les contribuables américains en paieront le prix».

Ces déclarations surviennent après celles de Donald Trump qui a jugé que la proposition iranienne était bonne « à mettre à la poubelle».

Il a assimilé le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril à un malade qui n’aurait qu’«1% de chances de vivre».

En cas de reprise des attaques, l’Iran se tient prêt «à riposter et à donner une leçon», avait déjà assuré Mohammad Bagher Ghalibaf lundi.

Selon les sources, le contenu de la proposition américaine initiale, à laquelle a répondu l’Iran, n’a pas été rendu public, elle contient un protocole d’accord en une page pour mettre fin aux combats et établir un cadre de négociations sur le dossier nucléaire.

Selon le ministère des Affaires étrangères Dans sa réponse, l’Iran a appelé à une fin immédiate des hostilités dans la région y compris au Liban, où Israël continue à combattre le Hezbollah, et à l’arrêt du blocus de ses ports par la marine américaine.

Il réclame également le dégel des avoirs iraniens détenus à l’étranger, objet de longue date de sanctions américaines.

Le porte-parole de la commission parlementaire iranienne de la sécurité nationale a affirmé que les parlementaires examineraient la possibilité d’enrichir l’uranium à des niveaux permettant la fabrication d’armes nucléaires en cas de reprise du conflit.

«L’une des options de l’Iran en cas de nouvelle attaque pourrait être un enrichissement à 90%. Nous l’étudierons au Parlement», a indiqué Ebrahim Rezaei, porte-parole de la commission parlementaire iranienne de la sécurité nationale.

Téhéran possède un stock important d’uranium enrichi à 60%, tandis que de l’uranium enrichi à 90% est nécessaire pour la fabrication d’une arme nucléaire.

Le stock iranien d’uranium enrichi demeure un point clé des négociations avec les Etats-Unis qui insistent pour qu’il soit transféré hors du pays.

L’Iran a jusqu’ici toujours refusé de transférer à l’étranger son uranium, invoquant son droit à développer une filière nucléaire civile, tout en admettant que son niveau d’enrichissement de l’uranium demeurait «négociable». ACP/ODM

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