Kinshasa, 12 mai 2026 (ACP).- Le président de la Commission de l’Union africaine (CUA) a exigé deux sièges permanents assortis de toutes les prérogatives au Conseil de sécurité de l’ONU, y compris le droit de veto tant qu’il existe, ont informé mardi les médias internationaux.
«Nous réclamons au minimum deux sièges permanents assortis de toutes les prérogatives, y compris le droit de veto tant qu’il existe, ainsi que cinq sièges non permanents dans un Conseil élargi», a déclaré Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine.
«L’Afrique ne demande pas une faveur; l’Afrique exige la correction d’une injustice historique», a-t-il ajouté.
Il a également réaffirmé la position commune du continent en faveur d’une réforme profonde, dénonçant une « injustice historique » dans la représentation africaine.
M. Ali Youssouf a fait savoir que le continent ne peut plus rester exclu de la représentation permanente malgré son poids démographique, politique et économique.
Par ailleurs, Mahmoud Ali Youssouf a salué le soutien de la France, du Kenya et de la Sierra Léone pour faire avancer ce « Modèle africain», appelant à une coordination politique renforcée et à des alliances stratégiques pour « transformer le consensus international croissant en une réforme significative».
«La crédibilité et la légitimité du Conseil de sécurité dépendent de sa capacité à refléter les réalités du monde d’aujourd’hui, et non l’ordre géopolitique de 1945 », a-t-il dit.
Il a en outre cité l’adhésion permanente de l’UA au G20 comme preuve que les institutions de gouvernance mondiale peuvent évoluer.
Rappelons que l’Organe exécutif principal des Nations Unies, le Conseil de sécurité est chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationale.
Il est composé de quinze membres à savoir cinq permanents États-Unis, Royaume-Uni, France, Russie et Chine disposant chacun d’un droit de veto, et dix membres non permanents élus pour deux ans par l’Assemblée générale.
Sa composition, inchangée depuis 1965, est régulièrement critiquée pour son inadéquation avec les équilibres géopolitiques contemporains: l’Afrique, avec plus de 50 Etats et un milliard et demi d’habitants, n’y dispose d’aucun siège permanent. ACP/ODM

