Kinshasa, 9 février 2O26 (ACP).- Le gouvernement français a annoncé lundi la possibilité d’une discussion pour rééquilibrer l’accord de 1968 conclu avec l’Algérie sur l’octroi d’un visa de long séjour aux algériens, en vue de favoriser davantage l’immigration économique, ont rapporté les médias internationaux. « Il y aura une discussion sur ce sujet. Cet accord accorde certaines facilités, notamment en matière d’immigration familiale, et pourrait être rééquilibré, afin de favoriser davantage l’immigration économique », a déclaré Laurent Nuñez, ministre français de l’intérieur.
Le patron de la territoriale française a précisé également que la loi adoptée par son pays en 2O24 permet désormais de retirer ou de ne pas renouveler des titres de séjour en cas de troubles à l’ordre public, alors qu’environ 40% des ressortissants présents dans les centres de rétention administrative étaient de nationalité algérienne.
La France figure parmi les pays de l’Europe qui expulsent le plus de personnes en situation irrégulière avec des difficultés liées à l’obtention de laissez-passer consulaires. Dans le cadre des accords de paix d’Evian entre Paris et Alger, un premier texte instaurait en 1962 une libre circulation entre les deux rives de la Méditerranée pour tout citoyen algérien disposant d’une carte d’identité. Le 27 décembre 1968, un nouvel accord a été conclu entre les deux parties avec une visée sur la contrainte de cette libre circulation. Depuis cinq décennies, les algériens ne bénéficient pas de carte de séjour, mais d’un certificat de résidence, avec la possibilité d’ouvrir un commerce ou d’exercer une profession indépendante.
De surcroît, ils peuvent bénéficier d’un regroupement familial facilité. Le ministre français de l’Intérieur a révélé préparer un déplacement officiel en Algérie pour tabler sur des questions de sécurité, entre-autres celles liées aux réadmissions, à la lutte contre le narcotrafic et le terrorisme.
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