La Colombie change de position et reconnaît la souveraineté du Maroc sur le Sahara

Kinshasa, 8 août 2026 (ACP/APA).-  La Colombie a annoncé officiellement sa reconnaissance de la souveraineté du Royaume du Maroc sur le Sahara, au cours d’une rencontre, samedi, des responsables des deux pays à Cali, a rapporté l’Agence marocaine de presse (Map).

« La Colombie a officiellement annoncé un changement majeur de sa position diplomatique en reconnaissant la souveraineté du Maroc sur ses Provinces du Sud et en retirant sa reconnaissance du Polisario. L’annonce a été faite à Cali lors d’entretiens entre le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et le vice-président colombien, José Manuel Restrepo, et le ministre des Affaires étrangères, Omar Bula Escobar », a-t-on rapporté.

Ce revirement de position s’inscrit dans la volonté de Bogota de « revitaliser » ses relations avec le Royaume sur la base d’une vision de long terme, comme le prévoit le nouveau plan de la diplomatie colombienne. Pour les autorités de ce pays, le rapprochement avec le Maroc va permettre de servir pleinement les intérêts du peuple colombien et de donner une nouvelle impulsion à la coopération bilatérale.

A cette occasion, M. Bula Escobar a affirmé que la Colombie «reconnaît la souveraineté du Maroc sur son Sahara», consacrant ainsi une nouvelle orientation de la position colombienne sur cette question.

Pour sa part, M. Restrepo a souligné que cette annonce marque «un nouveau départ» dans les relations entre la Colombie et le Maroc, affirmant que le Royaume est «le premier allié de la Colombie en Afrique».

Selon la source, cette annonce constitue un changement significatif dans la politique colombienne à l’égard du dossier du Sahara. Les relations entre Rabat et Bogota avaient notamment traversé une période de tensions sous la présidence de Gustavo Petro, après la décision colombienne de rétablir, en 2022, ses relations avec le Front Polisario.

Nouvel élan aux relations bilatérales

M. Bourita a qualifié d’«historique» la décision de la Colombie de retirer sa reconnaissance de la pseudo «rasd» et de reconnaitre la souveraineté du Maroc sur son Sahara, soulignant qu’elle est susceptible de donner «un grand élan» aux relations bilatérales.

Il a aussi précisé que le Maroc et la Colombie peuvent constituer des plateformes économiques, l’un pour l’autre, en mettant à profit leurs positions respectives en Afrique et en Amérique latine. Les deux pays disposent, en effet, de plusieurs facteurs devant soutenir et enrichir ce rapprochement, notamment le commerce, l’investissement, l’agriculture, les phosphates, les énergies renouvelables ainsi que la coopération entre l’Afrique et l’Amérique latine.

M. Bourita a en outre affirmé que sa présence à Cali, sur hautes instructions du roi Mohammed VI, pour représenter le Souverain à la cérémonie d’investiture du nouveau président Abelardo de la Espriella, traduit la volonté du Royaume d’accompagner cette nouvelle dynamique et de porter les relations maroco-colombiennes à un niveau supérieur.

La nouvelle position exprimée par la diplomatie colombienne intervient ainsi dans un contexte de redéfinition des rapports entre les deux pays. Elle traduit la volonté des nouvelles autorités de Bogota de dépasser les divergences ayant marqué les dernières années et de reconstruire le partenariat avec le Maroc.

Pour Rabat, la décision colombienne vient renforcer la dynamique diplomatique enregistrée ces dernières années autour de la question du Sahara, tandis que Bogota affiche désormais sa volonté d’inscrire sa relation avec Rabat dans une perspective stratégique et durable. ACP/

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