Kinshasa, 26 août 2026 (ACP).- La présidente de la Cour pénale internationale (CPI), s’est opposée mercredi à la campagne menée par les États-Unis pour démanteler l’institution judiciaire établie à La Haye, appelant les États membres à soutenir la Cour, ont écrit les médias internationaux.
« La CPI ne doit pas être démantelée(…), le Japon avait acquis le respect de la communauté internationale en défendant le pacifisme et l’État de droit depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Je n’ai aucune raison de faire l’objet de sanctions américaines », a déclaré Tomoko Akane, présidente de la Cour pénale internationale.
Par ailleurs, la Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a déclaré que les sanctions américaines sont « incompatibles » avec la position de Tokyo, qui a réaffirmé son soutien à la CPI, assurant qu’elle va résister à toute conséquence défavorable. Le Japon a qualifié ces sanctions de « très regrettables », mais fait l’objet de critiques en raison d’une réaction jugée trop timide face aux mesures américaines. Pour sa part, le secrétaire d’État américain, a qualifié la CPI de « tribunal supranational corrompu et irrémédiablement politisé, qui a abusé de son autorité de manière malveillante et outrepassé son mandat ». « Nous ne tolérerons pas ses atteintes à la souveraineté des États », a dit Marco Rubio, secrétaire d’État américain. Marco Rubio a indiqué que la campagne mobilisant l’ensemble du gouvernement américain pour « démanteler la menace que représente la CPI pour la souveraineté nationale » serait de grande ampleur.
Il a également appelé davantage de pays à se joindre à cette initiative en cessant de financer la Cour et d’y participer, qualifiant celle-ci d’institution « politisée et irresponsable ». Il sied de noter que les États-Unis ont pris des mesures contre 18 juges de la CPI, gelant leurs avoirs et leur interdisant de fait l’accès au système financier américain ainsi que l’entrée sur le territoire des États-Unis. ACP/

