Kinshasa, 14 décembre 2026 (ACP).- Le gouvernement français annonce l’ouverture d’un consulat au Groenland le 6 février, alors que ce territoire autonome danois est convoité par le président américain Donald Trump, ont informé les médias internationaux.
« C’est un signal politique qui s’associe à une volonté d’être plus présent au Groenland, y compris dans le domaine scientifique. La décision d’y ouvrir un consulat avait été prise l’été dernier, lorsque le président Emmanuel Macron s’y était rendu », a déclaré Jean-Noël Barrot, chef de la diplomatie française.
«Je m’y suis rendu pour ma part à la fin du mois d’août pour préfigurer ce consulat qui sera installé le 6 février. Le Groenland n’était pas à vendre.», a-t-il ajouté.
Le chef de la diplomatie française a également indiqué que le Groenland ne veut ni être possédé, ni être gouverné, nié, ni être intégré par les États-Unis. Le Groenland a fait le choix du Danemark, le choix de l’Otan et le choix de l’Union.
«S’il s’agit de s’en emparer autrement qu’on achetant le Groenland, bien évidemment, ça paraît évidemment très incongru parce que pour un membre de l’Otan, cette alliance de sécurité qui, depuis presque 80 ans, associe l’Amérique du Nord avec l’Europe, s’en prendre à un autre membre de l’Otan, ça n’aurait aucun sens, ce serait contraire même aux intérêts des États-Unis. Ce chantage doit naturellement cesser», a-t-il dit.
Le Danemark va «renforcer sa présence militaire » au Groenland
Le ministre danois de la Défense a affirmé que son pays va «renforcer sa présence militaire» au Groenland et mener un «dialogue continu» avec l’Otan pour renforcer la présence de l’Alliance en Arctique.
«Nous continuerons de renforcer notre présence militaire au Groenland, mais nous allons également insister au sein de l’Otan sur davantage d’exercices et une présence accrue de l’Otan dans l’Arctique», a dit Troels Lund Poulsen, ministre danois de la défense quelques heures avant une rencontre entre responsables groenlandais, danois et américains à la Maison Blanche sur l’avenir du territoire autonome danois.
Par ailleurs, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a assuré aux habitants du Groenland du soutien de l’organisation.
«Il est important que les Groenlandais sachent – par les actes et pas seulement par les mots – que nous respectons leurs aspirations et leurs intérêts et qu’ils peuvent compter sur nous. Le Groenland appartient à ses habitants», a martelé la cheffe de l’exécutif européen.
« Toutes violations de la souveraineté du Groenland entraînerait des conséquences » (président français)
De son côté, le président français prévient qu’une violation de la souveraineté du Groenland entraînerait des «conséquences en cascade» qui «seraient inédites».
«Nous ne sous-estimons pas les déclarations sur le Groenland. Si la souveraineté d’un pays européen et allié était touchée, les conséquences en cascade seraient inédites. Et la France suit la situation avec la plus grande attention et inscrira son action en pleine solidarité avec le Danemark et sa souveraineté», a précisé le président français.
Le président américain a poursa part soutenu l’idée selon laquelle son pays a besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale.
« Il est vital pour le Dôme d’Or (le projet de bouclier antimissile) que nous construisons L’Otan devrait ouvrir la voie pour que nous l’obtenions.», a défendu Donald Trump. ACP/UKB

