Kinshasa 28 décembre 2025 (ACP).-Le président du Somalie a affirmé dimanche que la reconnaissance du Somaliland par Israël, qui «encourage» les mouvements sécessionnistes dans le monde, constitue une «menace» pour la sécurité et la stabilité de la Corne de l’Afrique, ont rapporté les médias internationaux.
«Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a commis la plus grande des violations contre la souveraineté de la Somalie. Ses tentatives de diviser la République fédérale de Somalie constituent une menace pour la sécurité et la stabilité du monde et de la région», a déclaré Hassan Sheikh Mohamud, président Somalien.
Pour rappel, Israël avait annoncé vendredi dernier la reconnaissance officielle du Somaliland, une première pour cette république autoproclamée qui a fait sécession de la Somalie en 1991.
«Nous mettons en garde Israël et son premier ministre Netanyahu contre le transfert de ses guerres du Moyen-Orient vers la Somalie. La Somalie n’acceptera jamais que le peuple de Palestine soit expulsé de force de sa terre légitime vers un lieu éloigné, que ce soit la Somalie ou ailleurs», a averti le président somalien, devant le Parlement et le Sénat somaliens, réunis exceptionnellement du fait de la situation de crise que connaît le pays.
Selon les sources, le Somaliland faisait partie d’une poignée d’États africains susceptibles d’accueillir des Palestiniens de Gaza expulsés par Israël, que ni les autorités du Somaliland ni le gouvernement israélien n’avaient commenté.
Le territoire du Somaliland (175 000 km2 soit près du tiers de la France), qui correspond peu ou prou à l’ancienne Somalie britannique, est situé à la pointe nord-ouest de la Somalie.
Il a déclaré son indépendance en 1991, alors que la République de Somalie sombrait dans le chaos après la chute du régime militaire de l’autocrate Siad Barre.
La république autoproclamée fonctionne depuis en autonomie, avec ses propres monnaies, armée et police, et se distingue par sa relative stabilité comparée à la Somalie, minée par l’insurrection islamiste des shebab et les conflits politiques chroniques.
ACP/C.L.

