Kinshasa, 30 septembre 2026 (ACP).- Le Pentagone a annoncé mercredi la fin officielle de la mission de la coalition antijihadiste déployée depuis 12 ans en Irak et dirigée par les Etats-Unis, ordonnant un départ des forces et des équipements de la coalition de la base aérienne d’Erbil, ont écrit les médias étrangers.
« La coalition antijihadiste menée par les Etats-Unis achève sa mission mercredi, conformément à la déclaration conjointe faite entre les Etats-Unis et l’Irak en septembre 2024, après avoir débarrassé le pays des jihadistes mais en le laissant en proie à des tensions internes », a déclaré Sean Parnell, porte-parole du ministère américain de la Défense dans un communiqué.
« Les forces de la coalition avaient été déployées en Irak et en Syrie en 2014 pour lutter contre le groupe Etat islamique (EI), qui s’était emparé de vastes pans de territoire dans les deux pays et y avait commis des atrocités », a-t-il ajouté.
Il sied de savoir que les forces internationales sont restées sur place pour combattre les derniers éléments du groupe, mais Bagdad et Washington ont décidé en 2024 de mettre fin à cette mission, après la victoire sur l’EI en 2017 en Irak et en 2019 en Syrie.
La coalition qui a quitté la Syrie plus tôt cette année, a entamé son retrait d’Irak en 2025, limitant sa présence à l’aéroport d’Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan, dans le nord de l’Irak.
De son côté, le Premier ministre irakien, Ali al-Zaïdi a appelé à célébrer le 1er octobre, lendemain du départ de la coalition, comme la « Journée de la souveraineté ».
« Il s’agit d’un événement national qui marque l’aboutissement du parcours de l’Irak vers la souveraineté et consolide la présence de l’Etat et de ses institutions », ont déclaré lundi les chefs des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire du pays. Ils ont également souligné à ce sujet la nécessité de s’occuper de la question des « armes échappant à l’autorité de l’Etat ».
L’arrivée au pouvoir de Ali al-Zaïdi
A son arrivée au pouvoir, Ali al-Zaïdi s’est engagé, sous la pression de Washington, à obtenir le désarmement des factions pro-iraniennes qui s’en prennent depuis des années aux forces américaines dans le pays.
Au départ son gouvernement avait initialement fixé au 30 septembre, jour de la fin de la mission de la coalition, la date limite pour le désarmement de ces groupes, estimant que le retrait de la coalition les priverait de tout prétexte pour conserver leurs armes.
Mais cette date a été repoussée, les négociations pour « réglementer » les armes étant toujours en cours.
Si des factions ont annoncé l’intégration de leurs brigades armées dans les institutions de l’Etat, plusieurs groupes armés influents ont en effet refusé de rendre les armes. Ces groupes avaient posé comme condition à leur désarmement le départ des troupes internationales, mais aussi la fin de toute influence américaine, politique comme économique.
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