Kinshasa, 30 septembre 2026 (ACP).- Le président français et le chef du gouvernement espagnol ont affiché mercredi à Madrid, des convergences sur leur stratégie européenne, notamment sur les relations commerciales avec la Chine, l’augmentation du budget de l’Union européenne (UE), et la politique migratoire, ont informé les médias étrangers.
« Paris et Madrid sont alignés sur la nécessité de protéger les entreprises européennes tout en maintenant une relation avec Pékin.Si on n’est pas unis en Européens, on n’a aucune chance d’avoir un résultat », a déclaré le président français Emmanuel Macron.
Il a relevé la nécessité de recourir aux clauses de sauvegarde et de modernisations des instruments européens de défense commerciale face aux situations de concurrence jugées déloyales
« Nous ne pensons pas qu’on doit rentrer en guerre commerciale ou tout couper avec la Chine. Ça n’aurait pas de sens », a-t-il ajouté, défendant parallèlement le transfert de technologies chinoises vers l’Europe dans certains secteurs.
Pour sa part le chef du gouvernement espagnole a affirmé que la France et l’Espagne partageaient l’objectif d’une « Europe ouverte, mais plus autonome concernant l’industrie ».
« Si nous sommes séparés, nous serons plus faibles et si nous sommes unis, nous serons plus forts. Je plaide pour des minimums communs dans les relations de l’UE avec les pays tiers, notamment la Chine », a précisé Pedro Sánchez.
Le chef du gouvernement espagnol a également fait état d’un déficit commercial espagnol et européen avec la Chine « au-delà des 360 milliards d’euros en 2025 », jugeant cette situation difficilement soutenable.
Londres : Macron et Sánchez ouverts à un éventuel retour du Royaume-Uni
Les deux dirigeants ont également été interrogés sur la possibilité d’un retour du Royaume-Uni dans l’Union européenne.
Pedro Sánchez a estimé que le Brexit avait constitué « une énorme perte pour la population britannique, mais aussi pour l’ensemble du projet européen« .
« Si le Royaume-Uni prend une décision en ce sens, l’Espagne applaudirait cette décision et ouvrirait grand les bras pour accueillir ce pays », a-t-il déclaré.
Emmanuel Macron a également jugé qu’un éventuel retour britannique serait « une très bonne nouvelle, à la fois pour son pays et pour les Européens« . « Si les Britanniques veulent revenir, […] nous serons là pour essayer de faire des choses », a-t-il affirmé, tout en soulignant que Londres ne pourrait pas sélectionner uniquement les avantages liés à l’appartenance à l’UE.
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