Kinshasa, 1er aout 2026 (ACP).– Le secrétaire général de l’ONU s’est alarmé du renforcement d’El Nino, déclarant que ce phénomène climatique « attise une planète déjà en feu » et entraine le monde en « territoire inconnu », ont rapporté samedi les médias internationaux.
« Il y a deux mois, j’avais prévenu qu’El Nino arrivait à nos portes. Il est maintenant à l’intérieur de la maison et augmente la chaleur. Ce phénomène climatique attise une planète déjà en feu », a déclaré Antonio Guterres à la presse.
« Nous avons déjà enduré un été d’extrêmes : des dômes de chaleur battant tous les records, des incendies apocalyptiques ravageant l’Espagne, la France et au-delà, des milliers de vies perdues sous une chaleur accablante », a-t-il ajouté.
Selon les dernières données scientifiques, ce n’est qu’un échauffement.
Il sied de noter qu’ El Nino est un phénomène naturel qui revient tous les deux à sept ans. Les eaux de surface dans le centre et l’Est de l’océan Pacifique équatorial se réchauffent, ce qui entraîne pendant des mois des modifications majeures des régimes de vents, de pression et de précipitations à l’échelle mondiale.
Selon les sources, cette année, la plupart des modèles prédisent un épisode El Nino d’ampleur exceptionnelle, potentiellement le plus fort jamais enregistré. Et ce, dans un contexte de réchauffement de la planète provoqué par les humains.
« Risque de pulvériser tous les records saisonniers »
Le secrétaire général de l’ONU a laissé entendre qu’il y a un « risque de pulvériser tous les records saisonniers et d’entraîner des conséquences encore plus graves à l’échelle mondiale, soulignant, au-delà de la chaleur, l’impact d’El Nino sur les précipitations, avec la crainte d’un affaiblissement de la mousson en Inde.
M. Guterres a précisé que les eaux du Pacifique n’ont jamais été aussi chaudes si tôt au début d’un phénomène El Nino, avec des prévisions de température à la surface de la mer d’environ 3°C au-dessus de la normale.
« L’Organisation météorologique mondiale (OMM) prévoit que « d’ici octobre, quasiment toutes les parties terrestres de la planète seront plus chaudes que la normale. Nous sommes en terrain inconnu avec une crise climatique en surrégime », a-t-il insisté.
« Dans ces conditions, la chaleur fauche des vies à une échelle croissante, jour après jour, dans toutes les régions du monde », a-t-il ajouté, déplorant que les morts liés à la chaleur extrême soient toujours insuffisamment répertoriés.
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