Kinshasa, 9 octobre 2026 (ACP).- Le prix Nobel de la paix 2026 a été décerné vendredi à Oslo à la Sud-Africaine Navanethem Pillay de 85 ans, pour ses efforts de promouvoir la paix et le droit international, ont informé les médias internationaux.
« La lauréate de cette année a joué un rôle déterminant pour que les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le génocide fassent l’objet de poursuites », a déclaré Jorgen Watne Frydnes, président du comité Nobel norvégien.
Il a indiqué que Navanethem Pillay a notamment présidé la commission d’enquête indépendante de l’Onu qui a accusé Israël de commettre un génocide dans la bande de Gaza, saluant son travail de, son courage et son intégrité exceptionnels.
Navanethem Pillay a présidé la commission chargée par le Conseil des droits de l’homme de l’Onu d’enquêter sur les atteintes aux droits dans les territoires palestiniens et en Israël.
À une époque marquée par des défis existentiels notamment un nombre de guerres et de conflits que le monde n’avait pas connu depuis longtemps, le droit international n’est plus seulement un complément à la paix et à la sécurité. C’est une nécessité absolue, a ajouté le jury.
Née dans une famille d’origine indienne tamoule sous l’apartheid à Durban, en Afrique du Sud, Pillay est devenue avocate et pionnière du droit, affrontant une discrimination structurelle profonde, la ségrégation et l’exclusion. Un fil conducteur relie son travail précoce de défense de Nelson Mandela et d’autres qui se sont dressés contre l’apartheid à son rôle de juge dans certaines des affaires clés des tribunaux internationaux de notre époque.
Juriste chevronnée, Navanethem Pillay a ensuite été juge à la Cour pénale internationale (CPI) de 2003 à 2008 et haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) de 2008 à 2014.
C’est la douzième fois qu’un ressortissant ou une organisation originaire d’Afrique se voit décerner cette distinction annuelle.
Elle est la cinquième Sud-Africaine après Albert Lutuli (1960), Desmond Tutu (1984), Nelson Mandela et Frederik de Klerk (1993) et la quatrième Africaine après la Kényane Wangari Muta Maathai (2004) et les Libériennes Leymah Gbowee et Ellen Johnson Sirleaf (2011).
Navi Pillay est actuellement juge à la Cour internationale de justice dans l’affaire où la Birmanie est accusée de génocide.
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