L’Iran annonce examiner les demandes américaines avant de transmettre sa réponse aux médiateurs

Kinshasa, 12 octobre 2026 (ACP).- Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a annoncé lundi que la République islamique d’Iran examine actuellement les demandes formulées par les États-Unis portant sur le programme nucléaire de son pays, ont rapporté les médias internationaux.

« Nous examinons les points soulevés par la partie américaine et, dès que cet examen sera terminé, nous ferons part de notre position aux médiateurs », a déclaré Esmaïl Baghaei, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

« Les circonstances n’ont pas évolué de manière à justifier une flexibilité quant à nos droits », a-t-il ajouté.

Selon M. Baghaei, la partie américaine a déjà présenté ses demandes avec comme principale préoccupation le programme nucléaire iranien. Il a toutefois dénoncé une contradiction dans cette position, rappelant que des responsables américains avaient affirmé à plusieurs reprises avoir détruit l’ensemble du programme nucléaire iranien, tout en continuant d’évoquer la menace d’un éventuel développement d’armes nucléaires par Téhéran.

Par ailleurs, le porte-parole iranien a souligné que chaque pays était libre de prendre ses décisions en fonction de ses intérêts nationaux.

Il a ajouté que l’Iran déterminait également ses choix en fonction de ses propres priorités et intérêts, estimant que la fourniture de pétrole et de produits pétroliers constituait une question relevant des relations entre la Russie et les États-Unis.

Le parte – parole a enfin qualifié cette question de significative en elle-même, indépendamment de l’état des relations bilatérales entre Moscou et Washington.

Le programme nucléaire iranien traverse la phase la plus critique et opaque de son histoire. Après des vagues successives de frappes aériennes américano-israéliennes menées en juin 2025 et en février/mars 2026, les infrastructures d’enrichissement de l’Iran ont été endommagées, mais ses capacités techniques et scientifiques demeurent opérationnelles.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a indiqué qu’il n’existe pas de preuve crédible d’un programme de militarisation coordonné ou de la fabrication effective d’un système de détonation viable par Téhéran. ACP/

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