«Moscou va poursuivre les hostilités si Kiev n’accepte pas ses conditions » (Porte –parole du Kremlin)

Kinshasa, 04 février 2026 (ACP).- Le porte-parole du Kremlin a affirmé mercredi que la Russie va poursuivre les hostilités en Ukraine si Kiev n’acceptait pas ses conditions, au moment où un nouveau cycle de négociations en présence des Américains a démarré à Abou Dhabi pour tenter de trouver une issue à cette guerre, ont informé les médias étrangers.

« Notre position est bien connue (…), tant que le régime de Kiev n’aura pas pris la décision appropriée, l’opération militaire spéciale se poursuivra », a déclaré Dimitri Peskov, porte-parole de la présidence russe.

Selon les sources, l’invasion de l’Ukraine par la Russie, lancée en février 2022, le pire conflit armé sur le continent européen depuis la Deuxième guerre mondiale, a fait des dizaines, voire des centaines de milliers de morts des deux côtés, ainsi que des millions de réfugiés ukrainiens. Peu après l’ouverture des négociations, le Kremlin a insisté de nouveau pour que l’Ukraine accepte ses demandes, renforçant les doutes sur les chances de succès de ces efforts diplomatiques, menés depuis des mois sous l’impulsion du président américain Donald Trump.

L’une des principales demandes de Moscou est que les forces ukrainiennes se retirent des zones sous leur contrôle dans la région orientale de Donetsk. Kiev se refuse jusqu’à présent à abandonner ces territoires, où sont situées ses principales défenses face aux assauts russes. Ce discours intransigeant du Kremlin s’accompagne de la reprise mardi, après une semaine de pause obtenue sur demande de Donald Trump, des frappes massives russes sur l’Ukraine. Cette attaque, qui a impliqué des centaines de drones et des dizaines de missiles, a visé des sites énergétiques et entraîné des coupures de chauffage et courant pour des centaines de milliers de foyers par des températures record frôlant -20°C.

« Chaque frappe russe de ce type confirme que l’attitude de Moscou n’a pas changé : ils continuent de miser sur la guerre et la destruction de l’Ukraine », avait fustigé mardi Volodymyr Zelensky, président ukrainien, en disant attendre la réaction de Washington.

De son coté, Donald Trump avait déclaré que son homologue russe Vladimir Poutine avait « tenu parole » avec un arrêt des frappes sur Kiev et les infrastructures énergétiques courant du dimanche 25 janvier au dimanche 1er février.

« C’est beaucoup, vous savez, une semaine, on prendra ce qu’on peut, parce qu’il fait vraiment, vraiment froid là-bas », a-t-il dit. Le dirigeant américain a toutefois lancé : « je veux qu’il mette fin à la guerre » à l’adresse de M. Poutine, ajoutant qu’il « aimerait » aussi que Moscou prolonge son interruption des frappes.

Face aux demandes de Moscou, Kiev plaide de son côté pour un arrêt des combats à la ligne de démarcation actuelle et un gel du front, mais craint que Washington ne pousse en faveur de la position russe.

Russes, Ukrainiens et Américains s’étaient déjà retrouvés aux Émirats arabes unis fin janvier pour de premières discussions, dont sont exclus les alliés européens de Kiev. De précédents pourparlers en Turquie en 2025 avaient donné peu de résultats tangibles.

Pour faire pression sur l’Ukraine, la Russie a multiplié ces derniers mois les frappes sur le réseau électrique et le secteur gazier ukrainien, provoquant les pires coupures de courant, d’eau et de chauffage de la guerre, alors que le pays traverse un très rude hiver.

Moscou s’oppose à l’expansion de l’espace géopolitique par l’Occident

 La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a exprimé son opposition à l’expansion de l’espace géopolitique par l’Organisation du Traité de l’Atlantique du Nord qu’elle qualifie de l’une des causes profondes de son conflit avec l’Ukraine, considérant d’inacceptable le déploiement de troupes occidentales à Kiev. 

 « L’expansion débridée de l’espace géopolitique de l’OTAN jusqu’à nos frontières, y compris l’Ukraine, est devenue l’une des causes profondes du conflit. Sans éliminer ce problème, sa résolution est impossible. C’est catégoriquement inacceptable pour nous », a déclaré Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

La porte-parole de la diplomatie russe a également averti que toute présence occidentale sur le sol ukrainien sera considérée comme une cible légitime miliraire légitime.

 « La Russie a clairement indiqué à maintes reprises que la présence de troupes occidentales sur le sol ukrainien, sous quelque drapeau que ce soit, menace notre sécurité. Nous traiterons ces troupes comme des cibles militaires légitimes »,_ a poursuivi Maria Zakharova.

Pour sa part, le président ukrainien avait accusé dernièrement le gouvernement russe de miser sur la guerre et la destruction de son pays.  

Par ailleurs, la Russie assure continuellement chercher à résoudre le conflit qui l’oppose à l’Ukraine par des moyens militaires ou politiques, renseignent les sources.

ACP/C.L

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