Kinshasa, 22 mars 2026 (ACP).- Le ministre turc des Affaires étrangères a proposé en marge d’un sommet islamique à Riyad à l’Arabie saoudite, l’Égypte et le Pakistan de fédérer leurs puissances militaires dans une coopération étroite pour sortir de la dépendance des armées étrangères, ont rapporté dimanche les médias internationaux.
« L’objectif n’est pas de reproduire un modèle comme celui de l’OTAN, mais plutôt de bâtir une plateforme souple de coopération militaire et stratégique. Réduire la dépendance des forces extérieurs », a déclaré Hakan Fidan, ministre turc des Affaires étrangères.
Selon les sources, la Turquie pousse à une alliance souple pour réduire la dépendance aux puissances extérieures néanmoins, les divergences politiques restent un obstacle majeur à une véritable intégration régionale. Pour la première fois, ces puissances ont exploré les moyens de conjuguer leurs capacités face aux crises qui secouent le Moyen-Orient, dans un contexte marqué par la guerre entre Israël, les États-Unis et l’Iran.
Le ministre turc des Affaires étrangères a insisté sur la nécessité pour les États de la région de s’unir afin de résoudre eux-mêmes leurs crises, sans dépendre de puissances extérieures. Une alliance réunissant la Turquie, l’Égypte, le Pakistan et l’Arabie saoudite.Cette initiative est intervenue alors que les tensions régionales atteignent un niveau inédit.
Cette position illustre les équilibres délicats entre rivalités et intérêts communs. Chacun des pays impliqués apporte des atouts spécifiques : la Turquie dispose d’une industrie de défense en plein essor, notamment dans les drones et missiles ; le Pakistan possède l’arme nucléaire ; l’Arabie saoudite investit massivement dans les technologies de pointe ; l’Égypte demeure une force militaire majeure du monde arabe.
Cette complémentarité alimente l’idée d’un axe régional capable de peser davantage sur les équilibres internationaux. Les rapprochements récents, notamment entre Ankara et Le Caire avec la signature d’accords militaires et industriels, confirment cette dynamique. Toutefois, la concrétisation d’une telle alliance dépendra de la capacité de ces États à dépasser leurs divergences historiques et à définir une vision commune face aux crises.
Par ailleurs, il a pointer Israël comme moteur du conflit au Moyen – Orient avant de condamner dans une déclaration conjointe les bombardements en riposte de la République islamique d’Iran sur ses voisins à la suite des attaques américano – israélienne sur son territoire. ACP/C.L.

