Kinshasa, 20 octobre 2026 (ACP).- Une rencontre dénommée « Mardi Larsci », axée sur les nouveaux métiers de la communication, a été annoncée pour le 24 novembre, lors d’une conférence de presse organisée mardi à Kinshasa, en marge de la célébration des quatre ans d’existence d’un laboratoire pour réfléchir sur l’identité et les pratiques de ce domaine en République démocratique du Congo (RDC).
« Il y a déjà eu une étude sur la communication, mais l’année qui va commencer, la session prochaine sera consacrée essentiellement à la recherche sur la communication, aux questions de communication. Alors, ce sera le 24 novembre, un mardi, que nous appelons +Mardi larsci+. Cette rencontre sera consacrée au thème +Nouveaux métiers de la communication : identités, pratiques et régulations+ (…). Il faut bien que les scientifiques réfléchissent sur l’identité et la pratique », a déclaré le professeur Claude Muteba, directeur scientifique du Laboratoire de recherches en sciences de l’information et de la communication (Larscicom).
Pour M. Muteba, la philosophie du laboratoire est de mettre au contact et en discussion, dans les échanges, les professionnels, les scientifiques et les décideurs sur les questions de communication.
« Donc, dans cette première séquence, nous allons lancer un appel à contributions pour les scientifiques, les chercheurs, seniors comme juniors, qui sont du labo ou qui viennent de l’extérieur, afin qu’ils apportent une réflexion scientifique sur ces nouveaux métiers de la communication », a-t-il ajouté.
L’importance de réglementer les métiers de la communication
Selon ce directeur scientifique, il y a des communicants que l’on appelle aussi journalistes, mais il n’y a aucune loi pour réguler cette question de la communication. Il n’existe notamment pas de dispositions sur la taille des affiches.
« Il y a énormément de profils aujourd’hui dans la ville qui sont dans la communication, mais qui ne savent même pas très bien comment ils se définissent eux-mêmes », a-t-il dit.
Le professeur Muteba a également insisté sur la tenue d’un colloque, du 17 au 19 juin 2027, sur la même thématique, ajoutant que la session se clôturera au mois de septembre avec la publication d’un annuaire des nouveaux métiers de la communication identifiés au Congo.
De son côté, Pierre Nsana, président du laboratoire Larscicom, a expliqué les acquis de ce laboratoire durant ses quatre années d’existence.
« Le premier acquis de notre laboratoire est d’avoir progressivement installé une véritable dynamique de recherche collective. Cette ambition s’est notamment concrétisée à travers les Rencontres congolaises de recherche sur le journalisme. Le deuxième acquis concerne la production et la valorisation des connaissances (…). Nous avons toujours considéré que les réflexions issues d’une conférence ou d’un colloque doivent laisser des traces, nourrir de nouvelles recherches et, lorsque cela est possible, éclairer les politiques publiques », a-t-il indiqué.
« Le troisième acquis est celui de notre engagement dans le débat public. Nous avons toujours considéré que les sciences de l’information et de la communication ne pouvaient rester indifférentes aux grands enjeux démocratiques et sociaux de notre pays. Le quatrième acquis est celui de l’ouverture et de la construction progressive de notre crédibilité institutionnelle », a fait savoir le professeur Nsana.
Depuis sa création en septembre 2022, ce laboratoire a su développer des collaborations avec des institutions universitaires et des organisations professionnelles, avec une ambition à la fois simple et exigeante : créer un espace où les chercheurs pourraient se retrouver, confronter leurs idées, produire des connaissances et, surtout, faire dialoguer la recherche avec les préoccupations concrètes de la société. ACP/BAL

