OMS : « Le retrait des Etats-Unis, un danger pour le monde » (Directeur)

Kinshasa 13 janvier 2026 (ACP).- Le directeur de l’Organisation mondiale de la santé a regretté mardi la décision de l’administration Trump de se retirer de l’agence onusienne à quelques heures seulement après son retour à la Maison Blanche le 20 janvier 2025, ont écrit les médias internationaux.

«Le retrait de l’OMS est une perte et un danger pour les États-Unis, et c’est aussi une perte pour le reste du monde», a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur de l’OMS.

la procédure de retrait, d’une durée d’un an, doit se terminer la semaine prochaine. 

 «De nombreuses actions menées par l’OMS profitent aux États-Unis (…) notamment en matière de sécurité sanitaire. C’est pourquoi j’ai dit que les États-Unis ne peuvent pas être en sécurité sans collaborer avec l’OMS», a-t-il insisté, disant «espérer que les États-Unis reviennent sur leur décision».

Par ailleurs, le conseiller juridique principal de l’OMS, Steve Solomon, a déclaré de son côté qu’il était encore difficile de prévoir la date exacte d’un retrait effectif.

Il a expliqué que la Constitution de l’OMS ne comporte pas de clause de retrait, mais que Washington avait pris des dispositions en 1948 se réservant le droit de se retirer, sous certaines conditions.

Solidarité face à une possible pandémie

Selon le directeur de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, l’une de ces conditions était le respect d’un préavis d’un an, et la seconde le règlement intégral des cotisations américaines pour l’exercice en cours.

Or, actuellement, «les États-Unis sont en retard de paiement pour 2024 et 2025», a-t-il indiqué, ajoutant que les États membres de l’OMS devraient examiner si cette condition est remplie. Il n’a en revanche pas précisé quelles étaient les sommes exactement dues par Washington.

À l’heure où les coupes budgétaires drastiques dans l’aide internationale frappent durement les systèmes de santé du monde entier, Tedros Adhanom Ghebreyesus a rappelé que «le financement est essentiel (…) pour que l’OMS puisse pleinement remplir sa mission».

 Il a toutefois insisté sur le fait que, lorsqu’il appelle les États-Unis à réintégrer l’OMS, «il ne s’agit pas d’une question d’argent». «Ce qui compte le plus, c’est la solidarité, la coopération et la préparation du monde entier à toute éventualité, face à un ennemi commun comme un virus, comme la COVID-19», a-t-il appuyé.

ACP/C.L.

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