Kampala, 6 octobre 2026 (ACP).- Les travaux de la première conférence africaine des chefs d’état-major de la défense sur les opérations militaires autres que la guerre se poursuivent mardi à Kampala, au Speke Resort Munyonyo, avec la participation de délégations militaires de plus de 18 pays africains, dont celle de la République démocratique du Congo (RDC), représentée par des officiers supérieurs des Forces armées de la RDC (FARDC) dépêchés par la hiérarchie militaire, a constaté l’ACP.
« Cette rencontre majeure est consacrée au renforcement des réponses militaires adaptatives et non combattantes face aux menaces sécuritaires complexes émergentes sur notre continent, l’Afrique », a déclaré le Lieutenant-général Jack Bakasumba, chef d’état-major interarmées des UPDF lors de la cérémonie inaugurale. Il a souligné que l’environnement sécuritaire africain avait considérablement évolué, exigeant des forces armées une adaptation à un large éventail de menaces non traditionnelles, et plaidé pour un renforcement de la coopération régionale, le partage d’informations, des procédures opérationnelles standardisées, la formation et des capacités de déploiement rapide.

Prévue du 5 au 8 octobre par le ministère ougandais de la Défense et des Anciens combattants et les Forces de défense du peuple ougandais (UPDF), cette rencontre réunit des chefs de défense et responsables militaires, des représentants de l’Union africaine, des mécanismes régionaux de sécurité ainsi que des commandants de missions de soutien à la paix de l’ONU et de l’UA.
Les participants examinent les réponses militaires aux menaces dépassant le cadre des conflits conventionnels, notamment le terrorisme transnational et l’extrémisme violent, la criminalité organisée, la cybersécurité, l’intelligence artificielle, les systèmes sans pilote, les crises sanitaires et pandémies, les changements climatiques, les conflits liés aux ressources, la piraterie, l’insécurité hydrique et frontalière, ainsi que la protection des infrastructures critiques. Les discussions portent aussi sur le soutien militaire aux autorités civiles, la gestion des catastrophes, l’intégration du genre et les opérations de maintien de la paix.
Pour les organisateurs, l’enjeu demeure de renforcer la coopération et la capacité des forces africaines à intervenir dans des situations ne relevant pas directement du combat, à travers la prévention, l’alerte précoce, le partage d’informations, la formation et la coordination interétatique. La conférence doit contribuer à l’élaboration d’approches africaines coordonnées face aux nouvelles menaces sécuritaires et au renforcement de la coopération militaire, de la diplomatie de défense et des partenariats régionaux.
ACP/ C I

