Kinshasa, 11 aout 2026 (ACP).- Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont entamé, à Ouagadougou, une réunion de hauts fonctionnaires et d’experts pour harmoniser leurs politiques dans les secteurs de l’énergie, des mines et du pétrole, au cœur de leur projet d’intégration au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), ont informé mardi les médias internationaux.
« Nous sommes trois pays dotés de ressources minières et il serait compliqué d’avoir des disparités entre nos différentes politiques », a déclaré Lassina Guindo, conseiller technique au ministère malien des Mines.
Les travaux, prévus jusqu’au 12 août, sont présidés par le secrétaire général du ministère burkinabè de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Doulaye Sanou.
Selon les organisateurs, cinq documents structurants seront examinés. Ils portent notamment sur un cadre général d’exploitation des ressources énergétiques et minières de l’AES, un cadre harmonisé des politiques énergétiques, minières, ainsi que la création d’une Semaine de l’Énergie et des Mines de l’AES.
« Les textes devaient être juridiquement et institutionnellement acceptables dans les trois États et conformes à la vision de leurs autorités», a relevé Abdou Ousseni, représentant nigérien.
Dans un message lu par son secrétaire général, le ministre burkinabè Yacouba Zabré Gouba a appelé à une vision commune de la gouvernance des ressources stratégiques.
«Nous plaidons pour une transformation locale des matières premières, un renforcement du contenu local, une mobilisation de l’expertise sahélienne et une complémentarité accrue entre les États membres », a-t-il dit.
Ce dernier a également insisté sur la lutte contre la fraude, la corruption, l’orpaillage illicite, les trafics de substances minières, ainsi que sur la protection de l’environnement, des communautés riveraines et des travailleurs.
Créée en 2024, la Confédération des États du Sahel regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger, qui cherchent à renforcer leur coopération politique, économique et sécuritaire.
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