Sommet de l’UA : les Etats membres appelés à l’autofinancement de l’agenda de la paix

Kinshasa, 31 août 2026 (ACP).- Les Etats membres de l’Union africaine (UA) ont été appelés à traduire leurs engagements en matière de paix et de sécurité en actions mesurables et à autofinancer cet agenda, afin de renforcer le soutien au Fonds pour la paix, ont informé les médias internationaux.

« Les gouvernements doivent aller au-delà des déclarations et fournir des résultats concrets en matière de prévention et de résolution des conflits », a déclaré Évariste Ndayishimiye, président de l’UA.

« Le Fonds africain pour la paix a pour mission de mobiliser des ressources pour les efforts de paix et de sécurité menés par l’Afrique grâce à un financement plus prévisible et financé par ses membres », a-t-il ajouté.

Le sommet de Luanda a réaffirmé que la paix durable doit être soutenue par les ressources africaines tandis que la coopération avec les partenaires internationaux doit respecter la souveraineté et les solutions dirigées par l’Afrique.

Créé en 1993, le Fonds de paix de l’UA est le principal instrument de financement de l’Union pour les opérations de paix, la médiation et la capacité institutionnelle.

Longtemps dépendant de donateurs externes, le fonds a fait face à un sous-financement chronique, ce qui a conduit à des appels répétés à une plus grande propriété africaine.

Ce sommet extraordinaire a identifié le terrorisme, l’extrémisme violent, les changements de gouvernement inconstitutionnels, les crises politiques, les menaces cybernétiques et les rivalités géopolitiques comme des défis majeurs sapant la stabilité à travers le continent.

La déclaration de ces assises, lue par Évariste Ndayishimiye, a souligné « la responsabilité à travers les mécanismes de l’UA, y compris le Conseil de paix et de sécurité, ainsi que la nécessité d’une volonté politique pour garantir que les décisions des chefs d’État se traduisent par des résultats».

Elle a également souligné l’importance de la participation des femmes et des jeunes aux processus de paix et a appelé à une protection renforcée des enfants touchés par les conflits.

Le président Tinubu signale des attaques xénophobes à l’UA

De son côté,  le président nigérian Bola Tinubu a officiellement signalé à l’Union africaine des attaques récurrentes xénophobes et afrophobes contre des Africains et d’autres ressortissants en Afrique du Sud.

S’exprimant par l’intermédiaire du vice-président Kashim Shettima dimanche lors de la 21e session extraordinaire de l’Assemblée de l’UA à Luanda, en Angola, le président Tinubu a averti que ces attaques sapent la solidarité, l’unité et la coexistence pacifique africaines, ajoutant qu’elles nécessitent une attention collective urgente de la part des dirigeants continentaux.

« Le Nigeria souhaite exprimer son inquiétude face aux attaques récurrentes xénophobes et afrophobes contre les Africains et autres ressortissants en Afrique du Sud », a déclaré Tinubu.

Il a appelé à des efforts continentaux plus forts contre la xénophobie et l’afrophobie, mettant l’accent sur le dialogue, la diplomatie préventive et l’action collective pour préserver l’unité africaine.

Le président nigérian a soutenu que l’UA disposait de mécanismes solides pour prévenir et résoudre les conflits, mais que la confiance limitée et la mise en œuvre incohérente affaiblissaient leur efficacité.

Il a donc appelé les États membres à renouveler leur engagement en faveur de la responsabilité collective pour la paix et la sécurité de l’Afrique.

Tinubu a exhorté les dirigeants africains à privilégier des solutions locales, une coopération renforcée et une responsabilité partagée face aux défis sécuritaires du continent.

« Renouvelons donc notre engagement collectif en faveur de la solidarité, de la coopération et de la responsabilité partagée alors que nous construisons l’Afrique que nous voulons », a ajouté Tinubu.

ACP/

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