Kinshasa : le gouvernement palpe du doigt l’état  du chenal de Kingabwa

Kinshasa, 04 mars 2026(ACP)-. La réhabilitation du chenal de Kingabwa à Limete (Centre de Kinshasa) en République démocratique du Congo(RDC) a motivé la visite mardi du vice-Premier ministre en charge des Transports au port de Nzimbi,  pour constater l’état préoccupant du chenal  obstrué par d’importants remblais ayant entraîné l’assèchement de plusieurs installations portuaires, selon un communiqué consulté mardi par l’ACP.  « La remise en état du chenal de Kingabwa  permettra de rétablir les opérations normales de transbordement, actuellement effectuées au large, avec des risques accrus et une hausse des coûts des denrées alimentaires. « L’objectif que le gouvernement s’est fixé, c’est de pouvoir remettre le chenal dans son fonctionnement normal », a déclaré Daniel Lwaboshi, directeur qu’accompagnaient Cédric-Luc Tschumbu, directeur technique et général Stasin Kizimu Mbuyu, commandant de la 14ème région militaire.  Cette descente sur le terrain qui s’est effectuée en présence du ministre provincial de l’Environnement, s’inscrit dans la volonté du gouvernement de restaurer la navigabilité du chenal et de relancer les activités des ports impactés. Selon le directeur technique de la RVF, « la quasi-totalité des ports de la ville de Kinshasa » situés le long du chenal sont aujourd’hui affectés. « Malheureusement, ces ports se trouvent actuellement asséchés », a-t-il indiqué, précisant que l’ampleur des travaux de remblais nécessitera du temps, notamment en raison des contraintes liées à l’évacuation des déblais. « La remise en état du chenal permettra de rétablir les opérations normales de transbordement, actuellement effectuées au large, avec des risques accrus et une hausse des coûts des denrées alimentaires, l’objectif étant de remettre le chenal dans son fonctionnement normal », a-t-il ajouté. De son côté, le ministre provincial de l’Environnement a dénoncé des pratiques d’occupation irrégulière du domaine fluvial. « Il y a des gens qui ont procédé au remblais et ont bloqué les eaux. Les conséquences, ce sont les inondations que nous connaissons dans la ville », a-t-il déclaré, évoquant près de  34 000 camions déversés sur le site sur une période de quatre à cinq ans. Au port Office congolais de contrôle (OCC) et aux abords du Nautic Club, la délégation a constaté que l’accès direct au fleuve est désormais inexistant en raison de remblais effectués pour créer des parcelles à bâtir, isolant ainsi ces infrastructures de leur vocation initiale. Face à l’ampleur des dégâts, le VPM Jean-Pierre Bemba a donné le coup d’envoi des travaux de désensablement et de réouverture du chenal, tout en annonçant la destruction des constructions érigées illégalement sur le domaine fluvial. Pour le  gouvernement, l’enjeu est clair : rétablir l’ordre, protéger le domaine public fluvial et soutenir l’économie de la capitale en garantissant le bon fonctionnement des ports de Kinshasa. Pour rappel, la voie fluviale est une autoroute qui relie Kinshasa à l’ancienne province de l’Equateur démembrée et celle orientale démembrée également. C’est une voie sûre  pour le ravitaillement des villes situées le long du fleuve Congo. La voie d’eau joue également un rôle dans l’exportation de différents produits miniers et agricoles ainsi que le ravitaillement en produits manufacturés, rappelle-t-on. ACP/

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