Kinshasa, 04 mars 2026 (ACP).- L’amélioration de la gouvernance de l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE) a été présentée comme l’un des piliers stratégiques par la nouvelle directrice générale de cet établissement public, lors de la cérémonie de remise et reprise, mardi, à Kinshasa en République démocratique du Congo. (RDC). « En tenant compte des acquis et en tirant les leçons de toutes les expériences passées, ensemble nous allons bâtir la nouvelle dynamique de l’ARE. Pour répondre à cette exigence, mon action, fidèle aux missions de l’ARE, s’articulera autour de trois piliers stratégiques : l’amélioration de la gouvernance de l’ARE, l’accroissement du taux d’accès à l’électricité et la résorption du déficit énergétique industriel, colonne vertébrale de l’économie congolaise », a déclaré Soraya Aziz, nouvelle directrice générale. S’agissant du premier pilier, Mme Aziz a fait savoir que cette gouvernance sera immédiatement mise à l’épreuve par deux actions concrètes ; à savoir, la consultation de toutes les parties prenantes et la digitalisation intégrale des procédures. « Dès le premier mois, je lancerai une vaste consultation de toutes les parties prenantes pour valider ensemble notre feuille de route stratégique. La réussite de la régulation exige un consensus fort. Au cours du premier trimestre, nous engagerons la digitalisation intégrale de nos procédures et la mise en ligne de nos concessions prioritaires pour simplifier les interactions avec les investisseurs », a-t-elle souligné. En ce qui concerne l’accroissement du taux d’accès à l’électricité, la nouvelle directrice générale a soutenu une conviction selon laquelle, « l’électricité ne doit plus être le privilège d’une minorité urbaine, mais un droit partagé par chaque Congolaise et chaque Congolais ». Evoquant enfin de la résorption du déficit d’énergie industrielle qui est la colonne vertébrale de l’économie congolaise, elle a précisé que l’énergie doit propulser la puissance économique de la RDC. « Mon troisième pilier est de créer les conditions de la résorption du déficit énergétique de notre secteur industriel. Si l’industrie minière demeure aujourd’hui le poumon prépondérant de notre économie, elle ne saurait, à l’instar de l’ensemble de notre appareil productif, s’épanouir durablement sans une offre énergétique stable et compétitive. Ma mission sera de faire de l’électricité la véritable colonne vertébrale de notre industrialisation, tout en veillant à sécuriser les investissements via un cadre contractuel robuste et transparent, et à optimiser le mix énergétique pour répondre aux besoins des pôles industriels et des zones économiques spéciales », a-t-elle renchéri. « Ce 3 mars 2026, je m’engage avec l’ensemble des cadres et des agents de l’ARE à œuvrer sans relâche pour que la régulation ne soit plus un goulot d’étranglement, mais le levier puissant, favorisant les investissements pour la grandeur retrouvée de la République démocratique du Congo », a-t-elle conclu.
Appel au renforcement de la sécurité juridique et réglementaire
S’adressant directement à la nouvelle directrice générale, le ministre des Ressources hydrauliques et de l’électricité a fixé des axes prioritaires clairs. Il s’agit du renforcement de la sécurité juridique et réglementaire, afin d’assurer la lisibilité, prévisibilité et transparence des décisions ; de la sacralisation des droits de l’usager, et de l’encadrement ordonné de l’ouverture du marché, pour éviter les déséquilibres territoriaux et situations de rente. Le ministre des Ressources hydrauliques et électricité, Aimé Molendo a rappelé que l’ARE constitue « la clé de voûte » de l’architecture institutionnelle du secteur, a insisté sur l’impératif d’une régulation souveraine, crédible et rigoureuse, condition indispensable à la confiance des investisseurs et à la protection des consommateurs. Il a, par ailleurs, affirmé que le temps de l’incubation est désormais révolu et que l’ARE entre dans « l’ère de la maturité opérationnelle et de la performance mesurable ». « La réussite de la nouvelle équipe se mesurera non au volume des textes produits, mais à l’amélioration concrète de la qualité du service, à la fluidité des investissements et à la protection de plus vulnérables », a-t-il souligné. ACP/

