Kinshasa, 11 août 2026 (ACP).- Les quatre opérateurs des télécommunications œuvrant en République démocratique du Congo (RDC), ont reçu lundi à Kinshasa, une enveloppe pour construire une quarantaine d’antennes, par le Fonds de développement du service universel (FDSU), après la présentation de son rapport national établissant la cartographie des zones blanches, selon un communiqué consulté mardi par l’ACP.
«Après la signature des Conventions de subvention avec les quatre opérateurs des télécommunications œuvrant en RDC (Airtel, Vodacom, Orange et Africell), chacun de ces opérateurs a reçu une enveloppe de plus d’un million USD pour la construction de 40 antennes, soit par chacun d’au moins 10 tours (antennes ou encore pylônes) dans les zones périurbaines et rurales», a déclaré Binene A Kadiat, directeur général du Fonds de développement du service universel (FDSU), cité dans le communiqué.
Selon la source, la quarantaine d’antennes que vont construire Orange, Vodacom, Airtel et Africell, seront considérées comme des sites pilotes.
Le FDSU compte atteindre 300 sites dans une première phase, puis poursuivre progressivement sa trajectoire vers 3 000 sites et 100 Centres communautaires numériques à l’horizon 2030, avec la détermination de toucher près de 16 millions de Congolais.
Il s’agit, d’après la source, de construire, selon la vision du président de la République, une RDC moderne, connectée, inclusive et plus équitable, où aucun citoyen ne doit être condamné à l’isolement simplement parce qu’il vit loin de grands centres urbains.
«Derrière une antenne que nous installons dans une zone rurale, nous ne devons jamais voire uniquement une infrastructure de télécommunications. Nous devons voir un enfant qui pourra accéder au savoir. Un centre de santé qui pourra communiquer. Un agriculteur qui pourra accéder aux marchés. Un entrepreneur qui pourra développer son activité. Une administration qui pourra se rapprocher du citoyen. Une communauté qui pourra enfin participer pleinement à la vie économique et sociale nationale», a-t-on lu dans le document, tout en mettant l’accent sur le fait que le FDSU considère la connectivité non comme un privilège réservé aux grandes villes, mais comme un véritable instrument de justice sociale, de développement, d’égalité des chances et de cohésion nationale.
«Notre ambition est de construire des opportunités pour un jeune qui veut apprendre, un entrepreneur qui veut créer, un agriculteur qui veut accéder aux marchés ; une administration qui veut mieux servir ses citoyens ; une famille qui mérite d’être pleinement intégrée à la transformation de notre pays. C’est cette histoire que nous voulons écrire», a indiqué Binene A Kadiat, cité dans le communiqué avant d’ajouter : «Le Congo que nous voulons construire ne peut être un pays à deux vitesses : un Congo connecté dans les villes, et un Congo oublié dans les territoires…nous irons chercher les Congolais là où ils se trouvent. Village après village. Territoire après territoire. Province après province. Jusqu’à ce que la connectivité universelle ne soit plus seulement une ambition inscrite dans nos textes, mais une réalité vécue par chaque Congolais».
Pour sa part José Mpanda, ministre des Postes et télécommunications, qui a présidé la cérémonie, a fait savoir que les premières conventions de subvention du FDSU signées avec ses partenaires des télécoms, au-delà d’être des actes administratifs, elles traduisent la volonté du Gouvernement de concrétiser la vision du Chef de l’Etat, connecter la RDC au travers les 145 territoires à l’horizon 2030, pour une inclusion numérique effective, a rapporté la source.
Après une année de travail pour construire les fondations institutionnelles du FDSU, à renforcer sa gouvernance, à mobiliser ses ressources, à établir un diagnostic national, à définir une stratégie et à engager les premiers projets de déploiement, le staff dirigeant de cette institution créée avec mandat explicite en faveur des zones rurales et périurbaines insuffisamment ou non desservies, a franchi aujourd’hui une étape supplémentaire de l’exécution de sa mission. ACP/K

