Eau-Hygiène-Assainissement : le gouvernement engagé à instaurer une gouvernance intégrée pour transformer ce secteur

Kinshasa, 26 novembre 2025(ACP).–Le gouvernement de la RD Congo, à travers le ministère du Plan, a réaffirmé son engagement à instaurer une gouvernance moderne, intégrée et redevable du secteur de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement afin de garantir à chaque Congolais un accès équitable et durable, selon un communiqué dudit ministère consulté mercredi par l’ACP.

« À travers une réunion élargie du Bureau du Comité de pilotage du Comité national d’action de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement (CNAEHA) qu’il a présidée mercredi à Kinshasa, le ministre d’État du Plan a réaffirmé la volonté du gouvernement d’instaurer une gouvernance moderne, intégrée et redevable du secteur WASH. L’objectif final est clair : garantir à chaque Congolaise et chaque Congolais un accès équitable et durable à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement, conditions essentielles pour la santé, la paix sociale et la prospérité », a-t-on lu.

Selon la source, cette séance stratégique visait principalement à harmoniser les interventions des institutions nationales et des partenaires techniques et financiers, afin de bâtir une planification unique, intégrée et orientée vers les résultats pour le secteur WASH en République démocratique du Congo (RDC).

Le ministre d’État Guylain Nyembo a réaffirmé que l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement n’est pas seulement un enjeu social, mais c’est un déterminant majeur de la santé publique, de la dignité humaine, de la résilience climatique et de la croissance économique, cela en présence du ministre de la Santé, Samuel-Roger Kamba, des représentants des ministères sectoriels et des partenaires internationaux,

« Ensemble, nous allons une fois de plus échanger sur un secteur constitué de trois choses auxquelles ni le temps ni les circonstances ne pourront arracher leur statut de nécessité absolue et d’indicateur de la dignité humaine. Il s’est agi de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement…Bien plus que nos populations en ont besoin, il s’agit pour le gouvernement d’un devoir qui tire ses sources non seulement de notre Pacte social, la Constitution, mais aussi de nos différents engagements internationaux »,  a-t-il déclaré.

S’appuyer sur des cadres existants, mais changer de méthode

Des participants

A cette même occasion, le ministre Nyembo a relevé que la situation actuelle de la RDC reste paradoxale car, le pays détient plus de 50% des ressources hydriques de la région, mais une grande partie de sa population, surtout rurale, demeure confrontée à l’insuffisance d’infrastructures fonctionnelles due à la faiblesse des réseaux d’adduction d’eau, à la persistance des maladies hydriques, une pression croissante sur les ressources due aux changements climatiques. 

Cette réalité nécessite une reformulation profonde des modes de planification et de coordination, a-t-il soutenu tout en rappelant que le pays dispose déjà de référentiels structurants : vision 2050, Plan national stratégique 2024-2028, Programme de développement local des 145 territoires, auxquels s’ajoutent les engagements internationaux pris dans le cadre de l’Agenda 2030. Cependant, ces outils n’atteignent pleinement leur efficacité que si les interventions sont cohérentes. 

D’où, la nécessité d’un changement de paradigme : passer d’une juxtaposition de projets isolés à un cadre national commun d’investissement et de programmation WASH, qui permet : la mutualisation des ressources, la complémentarité des financements, une vision multisectorielle, un suivi-évaluation unifié. Cette approche, a-t-il ajouté, est également soutenue par les recommandations formulées lors de la réunion mondiale des ministres sectoriels à Madrid, qui encouragent fortement les États à renforcer la gouvernance et l’efficacité du secteur.

Des priorités pour accélérer la transformation

Ainsi, pour donner une dynamique nouvelle au secteur, le ministre Guylain Nyembo a identifié trois axes prioritaires, à savoir : gouvernance et coordination renforcées. Il s’agit  d’assurer un pilotage plus efficace entre les ministères, organismes publics, provinces et partenaires, afin de réduire les duplications et d’optimiser chaque intervention ; mobilisation accrue et innovante des financements : développer une stratégie nationale de financement du WASH, qui intègre les ressources publiques, les partenariats internationaux, les innovations financières et les contributions des programmes en cours ; Accélération des actions à impact direct : mettre en œuvre des interventions ciblées dans les zones les plus vulnérables (réhabilitation des forages, construction d’ouvrages d’adduction d’eau, promotion de l’hygiène, accompagnement communautaire).

Cette démarche place la RDC dans une dynamique de réformes ambitieuses, en phase avec les standards internationaux et les priorités nationales de développement. ACP/UKB

Fil d'actualités

Sur le même sujet