Kinshasa, 15 octobre 2025 (ACP).- Environ 8,2% de la population mondiale souffrent de la sous-alimentation chronique, selon le directeur général de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation (FAO), dans son discours lu mercredi par son représentant adjoint à Kinshasa, en République démocratique du Congo, en marge de la Journée mondiale de l’alimentation.
« (…) a l’heure actuelle, au niveau global, environ 8,2% de la population souffrent de sous-alimentation chronique », a déclaré Qu Dongyu, directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation dans son adresse lue par Ibrahim Abdoul Nasser.
Il a précisé qu’en août 2025, le monde a produit largement assez de calories pour nourrir la population bien qu’elle ait triplé.
Cependant, a-t-il dit, l’heure n’est pas au bilan, tout en précisant que la FAO et ses pays membres ont de nombreux approfondissements pendant les 80 ans.
Durant cette période, l’agence onusienne a mis en place un cadre afin d’intensifier et d’accélérer l’action menée.
Ainsi, l’initiative « Main dans la main de la FAO » permet d’orienter les fonds en priorité vers les régions les plus touchées par la pauvreté et la faim.
Dans le cadre de ce programme « Un pays, un produit prioritaire », la FAO s’emploie aussi à promouvoir des produits agricoles nationaux présentant des caractéristiques uniques afin de favoriser la durabilité des systèmes agroalimentaires et la prospérité rurale.
Il a ajouté qu’en dehors de l’initiative « Main dans la main », l’initiative « Village numérique » vise à permettre aux agriculteurs du monde entier d’utiliser les technologies numériques et d’accélérer plus facilement les débouchés liés au commerce électronique, ainsi que de réduire la fraction numérique.
Toutes ces initiatives et bien d’autres instruments fonctionnent lorsqu’ils sont déployés de façon efficiente et efficace pour l’obtention d’un résultat encore meilleur du moment que les efforts sont menés avec constance et cohérence.
Le représentant adjoint de la FAO a fait observer qu’au niveau de l’agence, cette vision est incarnée par les 4 améliorations, à savoir : l’amélioration de la production ; de la nutrition, de l’environnement et enfin l’amélioration des conditions de vie pour tous.
Ces 4 améliorations prises ensemble, visent à garantir que chaque personne ne soit laissée pour compte dans le pays.
« Si nous n’agissons pas pour le concrétiser, nous reviendrons en arrière », a-t-il dit.
80 ans après la création de la FAO, la faim n’est pas toujours éliminée
A l’occasion, Ibrahim Abdoul Nasser a déploré le fait qu’après 80 ans de la création de l’organisation, la faim n’a toujours pas été éliminée.
A cet effet, il a convié les gouvernements et les organisations internationales à travailler ensemble afin de bien mener la mission d’éliminer la faim et offrir à toutes les populations un avenir meilleur où la sécurité alimentaire assurée.
« En travaillant avec l’ensemble du gouvernement, les organisations de secteurs, les communautés, nous pouvons transformer les systèmes agroalimentaires pour veiller à ce que tout le monde ait accès à une alimentation saine, en harmonie avec la planète », a-t-il recommandé.
La célébration de cette journée a été l’occasion pour la communauté internationale de rappeler la création de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation (FAO) placée cette année sous le thème : « Main dans la main pour des aliments et un avenir meilleur ». ACP/JF

