Kinshasa, 9 octobre 2025 (ACP).– Les infrastructures, des transports multimodal, une nouvelle énergie pour stimuler l’économie nationale, a fait l’objet d’un panel mercredi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, à l’ouverture de la 10ème édition Expo-Béton, organisée par la RDC.
«Les infrastructures, transport multimodal, nouvelles énergies peuvent stimuler l’économie nationale, en posant des actions concrètes sur le plan sectoriel » a déclaré Danny Simbi, directeur provincial à l’ACGT. Pour lui, les problèmes du réseau ferroviaire datent de l’époque coloniale, le réseau fluvial s’étend sur 15.000 km de voie navigable, le réseau routier a 152.400 km, mais seulement 2000 sont asphaltés. Selon lui, on peut réussir à exporter les biens via le port de Banana, sans passer par la Zambie, grâce au corridor Ouest en construction.
Celui-ci part de Banana à Kasumbalesa, en passant par le centre de la République démocratique du Congo, à savoir : l’espace Kasaï. « On peut réussir à exporter via le port de Banana sans passer par la Zambie, le port est actuellement en construction. (D’ici le 1er semestre 2027, les travaux seront achevés) », a-t-il renchéri.
Et d’ajouter : « Le Projet a été conçu pour ne plus dépendre de nos voisins pour exporter notre production minière vers l’extérieur, grâce au corridor Banana (3200 km), contrairement à la voie de la Zambie-Angola sur le Corridor Lobito », a-t-il indiqué. L’ACGT concentre donc ses efforts sur ce projet, car il permet de dépenser moins et gagner plus par l’interconnexion de l’Est à l’Ouest que sur un petit trajet de Lobito.
Le Potentiel minier de la RDC
Selon Olivier Binyingo, vice-président de Ivanhoe Mines DRC, le secteur privé recommande le développement, la valorisation du secteur minier pour le bien de la reconstruction du pays. Il a fait savoir que si l’environnement international est propice. Il faut investir dans la recherche estimant qu’il y aura un déficit de 6 millions de tonnes de cuivre en 2030, une production 15 fois que celle de Kamoa kakula l’année passée. Selon lui, il faut positionner la RDC comme destination attractive pour dépenser l’argent. Il est important d’avoir un environnement fiscal incitatif à l’investissement et au développement des projets. Notons que le panel sur les infrastructures énergétiques, l’électricité comme facteur de reconstruction et de développement de la RDC a formulé quelques recommandations telles que réduire le déficit énergétique du pays, construire de nouveaux barrages, étant donné que le taux d’électrification du pays en zone urbaine est de 20% et 4% zone rurale ; ce qui est très faible vu le potentiel énergétique du pays. ACP/

