Kinshasa, 11 décembre 2025 (ACP).- La corruption en République démocratique du Congo a été présentée jeudi à Kinshasa, par le procureur général près la Cour des comptes, comme un obstacle majeur au développement et à la justice sociale, lors d’un entretien avec l’ACP.
« La corruption demeure un obstacle majeur au développement et à la justice sociale en RDC. Tout argent utilisé par les entreprises publiques doit être tracé. Les comptables doivent désormais déposer chaque fin du mois leur rapport à la cour des comptes comme l’exige la loi » , a déclaré Guy Tshipata Mulumba, procureur général près la Cour des comptes.
Selon lui, la mission de la Cour des comptes reste celle de contrôler toutes les dépenses effectuées par le gouvernement congolais et les établissements publics.
A cet effet, M. Tshipata a fait savoir que les ordonnateurs sont tenus de se conformer à loi des finances pour la bonne gestion des fonds publics.
« Tout ordonnateur, qu’il soit politique ou pas, doit respecter la loi des finances. Après le financement, tout argent ne peut pas être utilisé par un ordonnateur moins encore son conseiller financier; mais plutôt par un comptable qui aura des comptes à rendre à la cour », a-t-il précisé.
Cependant, a-t-il renchéri, un suivi rigoureux des comptables est essentiel pour prévenir les abus. Chaque franc dépensé doit être justifié et tracé, précisant que son organe doit renforcer des mécanismes de contrôle afin de détecter rapidement toute anomalie.
« Chaque acte de transparence renforce la confiance du public envers les institutions et cela se conforme à la vision du Chef de l’Etat. Ensemble, faisons de la lutte contre la corruption une priorité quotidienne, et aimons notre pays qu’est la République démocratique du Congo (RDC) ». a-t-il conclu.
ACP/JF

