RDC : le gouvernement entend faire des secteurs des Pêche-élevage-aquaculture des  leviers de développement (Secrétaire générale)

Kinshasa, 11 décembre 2025(ACP).- La secrétaire générale à la Pêche et élevage de la République Démocratique du Congo, entend faire des secteurs de la pêche-élevage-aquaculture, des leviers de développement durable au service des populations, a-t-elle déclaré, jeudi à l’ouverture à Kinshasa,  de l’atelier de restitution du projet  « PROFISHBLUE ».

« (…)  Notre ambition est de faire de la pêche et de l’aquaculture des leviers de développement durable au service des populations et des générations futures », a déclaré Pascaline Mbangu, Secrétaire générale à la Pêche et élevage.

« Le PROFISHBLUE est un projet mis en œuvre par le secrétariat de la Communauté  de développement de l’Afrique australe(SADC) et financé par la Banque africaine de développement (BAD). Il vise à améliorer la gouvernance de la pêche et les corridors commerciaux de l’économie bleue dans cette région », a-t-elle ajouté.

Mme Mbangu a, à cette occasion, émis le vœu de pérenniser ce projet  au vu de sa contribution à la gestion durable de la biodiversité aquatique; à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations; à la création des emplois grâce à des activités des chaînes de valeur ; à la facilitation du commerce intra-régional et au renforcement des capacités d’adaptation face au changement climatique.

A cet effet, elle s’est dite convaincue que les travaux  lancés permettront de donner un nouvel élan au secteur halieutique et de consolider la vision portée par  le Président Félix Tshisekedi.

Elle a, par ailleurs, indiqué que ce projet dans sa globalité couvre seize pays de la SADC avec comme objectifs de promouvoir la gestion durable des pêcheries dans le contexte de l’économie bleue; améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations; créer des emplois grâce à des activités de la chaîne de valeur; et faciliter le commerce intra-régional. Il s’agit également de renforcer les capacités d’adaptation face au changement climatiques.

La FAO se félicite de l’harmonisation des données des pêcheries

Le Représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation(FAO) en RDC, M. Judicaël Pazou,  s’est félicitée de l’harmonisation des données des pêcheries entre la République démocratique du Congo et les pays riverains du Lac Tanganyika,  dont le Burundi, la Tanzanie et la Zambie.

« Pour la première fois, les États riverains peuvent analyser des tendances communes, comparer les pressions sur leurs ressources halieutiques, anticiper des risques de surexploitation et discuter des mesures en s’appuyant sur une base scientifique commune », a indiqué Judicaël Pazou Azehoun,  au nom du Représentant adjoint de la FAO en RDC.

«  Sur le terrain, dans les zones de débarquement et dans les services provinciaux, nous observons une transformation tout aussi importante : les équipes techniques se sont appropriées les outils. La collecte numérique n’est plus perçue comme une exigence externe, mais comme un moyen de renforcer la capacité des agents provinciaux à documenter la réalité, à mieux dialoguer avec les pêcheurs et à faire valoir des décisions fondées sur des évidences. Quand l’information cesse d’être un goulot d’étranglement, la gouvernance devient possible », a-t-il relevé.

 M. Pazou a fait savoir, à cet effet, que les efforts engagés par le ministère de la Pêche et de l’Élevage, tant au niveau national que provincial, témoignent d’une volonté claire de moderniser les systèmes, de professionnaliser la surveillance et de protéger un patrimoine halieutique vital pour des millions de Congolais.

S’agissant de la durabilité du projet, le représentant de la FAO a dit qu’il reposait sur trois conditions, notamment l’intégration institutionnelle du système de collecte de données FAIMS et des SOPs dans les outils et procédures du Gouvernement ;  la capacité à transformer les données collectées en décisions de gestion, en analyses régulières et en mécanismes de prévention de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée ; et la mise à échelle progressive de cette approche vers d’autres bassins du pays. 

Par ailleurs, le représentant a réaffirmé la détermination de la  FAO à accompagner ces trois axes avec la même rigueur et le même engagement. 

Elle restera aux côtés du gouvernement de la RDC, de la SADC, de l’Autorité du lac Tanganyika (ALT) et de la BAD pour poursuivre cette transformation, afin de renforcer la gouvernance des pêches pour faire du Lac Tanganyika un modèle de gestion durable dans la région. ACP/JF

Fil d'actualités

Sur le même sujet