Kinshasa 07 Octobre 2023 (ACP).- La culture de cacao est considérée comme « une culture puissante et l’un des moyens pour sortir de la pauvreté en République démocratique du Congo », a souligné une experte de l’agriculture, lors d’un panel organisé samedi à Kinshasa, dans le cadre de la semaine belge.
« La culture de cacao est considéré comme une culture puissante et l’un des moyens pour sortir le pays de la pauvreté, avec un grand intérêt sociétal et commercial pour les cacaoculteurs et cacaocultrices qui sont impliqués, y compris leurs coopératives. Aujourd’hui en Afrique centrale, la production et la transformation durable du cacao donnent accès au marché et son inclusion dans la filière du cacao », a déclaré la présidente de l’entreprise Trias, Séraphine Ntumba.
Partant de l’année 2018 à 2022, les cacaoculteurs et cacaocultrices, membres des coopératives soutenues par l’entreprise Trias dans les provinces du Kongo Central et du Maï-Ndombe, dans l’ouest de la RDC, ont augmenté leur production de 82,5 tonnes à 212,7 tonnes.
L’exportation officielle du cacao dans la partie orientale de la RDC représente aujourd’hui 48.656 tonnes en 2022, soit un revenu de 100 millions USD américains par an. Elle est devenue une source significative de devises pour augmenter les chiffres d’affaires dans les campagnes, et c’est ce qui explique son expansion rapide.
Mme Ntumba a, en outre, fait savoir que l’entreprise Trias accompagne les cacaoculteurs et cacaocultrices dans le renforcement des connaissances, à travers des stratégies et des techniques susceptibles d’aider ceux qui sont de plus en plus affectés par le changement climatique, à s’adapter.
« Trias a intégré des bonnes pratiques agro écologiques dès le début de son accompagnement, en mettant l’accent sur l’association des cultures et l’ombrage dans les plantations. Nous voulons une production de cacao totalement biologique. C’est une force à maintenir et à valoriser dans l’avenir par une certification bio », a-t-elle renchéri.
Les producteurs de café appelés à travailler en synergie
Par ailleurs, le panel de Kinshasa a appelé les producteurs de café à travailler en synergie. « Un travail en synergie entre ces cultivateurs fera en sorte que le Congo se différencie des autres pays 40 ans plus tard », a dit Mme Séraphine Ntumba.
« Nous devons travailler ensemble pour devenir un pays compétitif, car le café est la deuxième boisson la plus consommée au monde. Beaucoup pensent que le café ne pousse qu’au Kivu, alors qu’il y a le Sud-Ubangi, Kinshasa et le Kwilu qui cultivent aussi ce produit agricole », a-t-elle indiqué.
Par la même occasion, une entreprise locale de transformation du café a été présentée aux participants.
« L’entreprise ″la Kinoise″ essaie de mettre en avant le café, de sa transformation qui est agréée par l’ONAPAC jusqu’aux résultats, mais surtout de proposer des produits que les consommateurs aiment, comme des capsules expresso. Nous nous sommes décidés de faire nos propres capsules compatibles avec les machines expresso, et qui vont être disponibles d’ici quelques mois », a déclaré Mme Tysia Mukuna, directeur général du café ″la Kinoise″.
« C’est aussi une façon de montrer à la population que nous sommes aussi capables de faire du local et du moderne avec un café de qualité », a-t-elle renchéri.
Et de conclure : « On essaye de mettre en avant le café, mais aussi tout le savoir-faire autour, et donc faire du made in Congo partant de la transformation jusqu’à l’emballage ».
ACP/ KHM

